Alors que la police néo-zélandaise a arrêté de travailler sur cette affaire qui n’a apparemment plus rien de criminelle («trop d’énergie gaspillée…»), on en apprend un peu plus tous les jours sur la nuit de Mathieu Bastareaud. Selon des sources internes au XV de France, ce sont les 3e lignes Fulgence Ouedraogo et Louis Picamoles qui ont regagné l'hôtel de Wellington en compagnie du 3/4 du Stade français
Dans la nuit qui a suivie la défaite contre les Blacks (10-14), ces 2 joueurs sont rentrés en taxi à l'hôtel de Wellington accompagnés de deux femmes. Bastareaud est lui arrivé au même moment dans un autre taxi. Le dimanche, le visage tuméfié, le 3/4 s'était déclaré victime d'une agression en pleine rue perpétrée par quatre ou cinq individus juste après avoir couru après ce taxi pour récupérer son portefeuille. Mais les vidéos de surveillance, récupérées par la police néo-zélandaise et diffusées par les médias, le montrent rentrant à l'hôtel indemne avec deux hommes et deux femmes. Sous la pression, Bastareaud a reconnu jeudi avoir menti, affirmant avoir «heurté la table de nuit» de sa chambre d'hôtel. Une explication qui a soulagé les Néo-Zélandais, très émus par la prétendue agression, et provoqué les excuses des instances du rugby français. Mais certains, notamment, au sein de la délégation française, ne seraient pas convaincus par cete version. Et aucune trace n'a été retrouvé sur la table de nuit.
25 minutes de flou
Mais alors que s’est-il passé? Selon la police de Wellington, Bastareaud a regagné l'hôtel des Français le 21 juin à 5h22 du matin. Il ne serait remonté dans sa chambre que vingt-cinq minutes plus tard. Sa clé magnétique le prouve. «Ce qui s'est passé pendant ces 25 minutes est matière à spéculation (...). Tout ce que je peux vous dire, c'est qu'il n'a pas été agressé devant son hôtel par quatre ou cinq voyous», a déclaré vendredi Pete Cowan, le chef de la police de Wellington, pour qui «de [son] point de vue, à présent l'affaire est close.» Selon le médecin de la délégation française, qui a soigné Bastareaud, le joueur parraissait à ce moment-là en état de choc mais pas ivre. Jeudi, Jo Maso a évoqué l'hypothèse d'une altercation entre joueurs. «J'ai entendu dire qu'il y avait des joueurs qui se seraient battus entre eux. Moi, je n'ai eu aucun indice dans le groupe le lendemain allant dans ce sens».
La Fédération néo-zélandaise de rugby s'est dite «scandalisée» par le mensonge de Bastareaud. La maire de Wellington, Kerry Prendergast, a également dénoncé le mensonge du joueur. Et certains journaux parlent d’un «Rainbow Warrior du rugby». Le président de la Fédération française de rugby (FFR) a saisi la Commission de discipline de la FFR concernant Bastareaud. Le joueur pourrait être suspendu de la sélection pendant de longs mois.
| 1 | Toulouse | 65 | 17m |
| 2 | Clermont | 59 | 17m |
| 3 | Toulon | 50 | 17m |
| 4 | Montpellier | 44 | 17m |
| 5 | Castres | 44 | 16m |