«Il tenait à s'expliquer, non devant la presse, mais devant les autorités judiciaires», a indiqué Me Gaudillière, ajoutant qu'il «a point par point et centime par centime fait la démonstration qu'il n'avait pas perçu la moindre somme illégalement». «Aujourd'hui, après six mois d'enquête préliminaire et sa très longue audition, il ressort que le rapport Tracfin (cellule antiblanchiment de Bercy, ndlr), diffusé dans des conditions inacceptables, prétendait à des qualifications pénales totalement infondées», fait valoir Me Gaudillière «En outre, contrairement aux allégations de ce rapport, le niveau de vie de M. Dray correspondait parfaitement à ses revenus», ajoute-t-elle. Selon elle, «si ce dossier est inédit, tant au regard de sa médiatisation que sur un plan procédural, Julien Dray, qui a répondu à toutes les interrogations, entend désormais reprendre ses activités».
Les enquêteurs, alertés par la cellule antiblanchiment de Bercy Tracfin, soupçonnent notamment deux de ses proches d'avoir perçu des fonds des Parrains de SOS Racisme et de la Fédération indépendante démocratique et lycéenne (Fidl) avant d'en reverser la majeure partie à Julien Dray depuis janvier 2006. Ces deux personnes - une collaboratrice de l'élu et ancienne permanente de SOS Racisme de 34 ans et un ancien directeur administratif et financier de l'association de 25 ans - ont été remis en liberté sans charge retenue à leur encontre à l'issue de près de deux jours de garde à vue.