ENQUETE - Le député de l'Essonne est à nouveau entendu par la Brigade financière, en tant que témoin dans le cadre de l'enquête qui le vise...
Julien Dray commence à prendre ses habitudes rue du Château des Rentiers. Pour
la troisième journée consécutive, le député de l'Essonne doit être entendu ce jeudi dans les locaux parisiens de la Brigade financière, dans le cadre de l'enquête sur des mouvements de fonds suspects vers ses comptes bancaires. Deux de ses proches, en garde à vue depuis mardi matin, ont quant à eux été remis en liberté mercredi dans la soirée, selon un des avocats de Julien Dray, Léon-Lef Forster.
Entendu comme témoin, Julien Dray
a été auditionné mercredi jusqu'à minuit environ. «Il y a encore une audition aujourd'hui, jusqu'à ce qu'on épuise les questions à lui poser», a indiqué Léon-Lef Forster, estimant que l'élu socialiste ne prendra pas publiquement la parole avant lundi.
Aucune charge retenue contre ses proches
Les enquêteurs, alertés par la
cellule anti-blanchiment de Bercy Tracfin, soupçonnent notamment les deux proches du députés d'avoir perçu des fonds des Parrains de SOS Racisme et de la Fédération indépendante démocratique et lycéenne (Fidl) avant de lui en reverser la majeure partie depuis janvier 2006.
Il s'agit d'une collaboratrice de l'élu et ancienne permanente de
SOS Racisme de 34 ans et d'un ancien directeur administratif et financier de l'association de 25 ans. Alors qu'aucune charge n'a été retenue à leur encontre, ils devraient à nouveau être entendus par les policiers mais cette fois sans que le régime de la garde à vue leur soit appliqué.
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J.M. avec agence