Attentat de Karachi: Charles Millon reconnaît avoir bloqué le «versement des commissions»

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Publié le 24 juin 2009.

JUSTICE - Un témoignage qui confirme la thèse de l'affaire d'Etat...

Du nouveau dans l’affaire de l’attentat de Karachi contre les intérêts français au Pakistan en 2002? En tout cas, les déclarations de l’ancien ministre de la Défense de Jacques Chirac, Charles Millon, sur le site Internet de «Paris Match» semblent étayer la thèse de l’affaire d’Etat, défendue désormais par les juges en charge du dossier. Dans ce cas, l’attentat qui avait coûté la vie à 14 personnes en 2002 pourrait avoir été commis en représailles à l’arrêt du versement des commissions par la France.

Interrogé sur le versement de ces commissions destinées à des intermédiaires pour la vente de trois sous-marins de la DCN au Pakistan, Charles Millon a reconnu avoir bloqué «le versement des commissions pouvant donner lieu à des rétrocommissions». Ces sommes sont en fait un pourcentage des commissions versées, qui sont reversées à des protagonistes de l’affaire… En l’occurrence, la campagne électorale d’Edouard Balladur de 1995 est citée.

«Peu après ma nomination au ministère de la Défense, en 1995, Jacques Chirac m'a demandé de passer en revue les différents contrats de ventes d'armes en cours et de stopper le versement des commissions pouvant donner lieu à des rétrocommissions. C'est ce qui a été effectué: chacun d'entre eux a fait l'objet d'une expertise particulière», détaille-t-il.

O.R. (avec agence)
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