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Tondeuses à quatre pattes aux deux caps

Les moutons du cap Blanc-Nez.
Les moutons du cap Blanc-Nez./ C. DHALLUIN / 20 MINUTES

Pâturages de rêve. Depuis lundi, près de 130 moutons ont été lâchés sur un peu moins de 200 hectares du cap Blanc-Nez. En coupant l'herbe le museau dans les embruns, les ovins vont ainsi participer à l'entretien écolo du site, à l'instar de leurs congénères installés en 2007 au cap Gris-Nez. Pour le conseil général, il s'agit de prolonger une démarche qui vise à faire du cap un membre du cercle très fermé des « Grands Sites de France » (cinq sites seulement actuellement labellisés).

« C'est une action d'ensemble, explique Julien Reméraud, chef du projet Grand Site. Le conseil général compte racheter au total 400 hectares à des propriétaires privés, dont certains ne savaient même pas que les parcelles leur appartenaient. Cela va nous permettre de recréer des chemins balisés. Et tout en entretenant le site, nous y réintroduisons de l'agriculture. » D'autant que la race de moutons choisie, la Boulonnaise, a frôlé l'extinction au début des années 1980. La race compte 2 500 têtes aujourd'hui, répartie sur 35 élevages dont une dizaine participe à l'opération des deux caps. A terme, le troupeau du cap Blanc-Nez devrait atteindre 500 têtes. « Bientôt, nous allons avoir un afflux de demandes pour l'un des plus beaux jobs du monde : berger au cap Blanc-Nez », promet Julien Reméraud. W

Olivier Aballain
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