Le président Calderon n’a fait que livrer un message à la télévision. Il consiste à expliquer pourquoi Florence Cassez ne peut être transférée. C’est simplement parce que le Mexique n’a pas les assurances qu’elle purge la totalité de sa peine en France, soit 60 ans de prison.
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Le président Calderon a-t-il relayé les conclusions de la commission spéciale ou pris cette décision seul, en son âme et conscience?
La commission spéciale était purement technique. Durant trois mois, ses membres ont étudié les conditions du transfèrement. Le président s’est référé à ces travaux pour annoncer la décision. Au Mexique, il y a une séparation claire des pouvoirs. On ne peut pas faire une exception parce qu’elle est française.
Pourtant, le Mexique a signé la convention de Strasbourg qui prévoit ce genre de cas…
Oui. Mais Florence Cassez a commis un délit extrêmement grave et a été condamnée pour ça. De plus, la Convention de Strasbourg stipule bien que les deux pays doivent tomber d’accord avant d’accorder un «transfèrement». Or, le Mexique n’est pas d’accord.
La France a-t-elle était informée de cette décision avant l’allocution télévisée?
Bien sûr. Le ministère des Affaires étrangères a tenu informé l’ambassadeur de France au Mexique de l’évolution des choses. C’est faux de prétendre que la France n’était pas au courant.
Frank Berton, l’avocat de Florence Cassez, réclame désormais des sanctions internationales à l’encontre du Mexique…
Je n’ai aucun commentaire à faire là-dessus.