JUSTICE - Le 4 décembre avait lieu un casse record dans la célèbre joaillerie...
Vingt-deux personnes soupçonnées d'être liées au
braquage record (85 millions d'euros) de la joaillerie Harry Winston, le 4 décembre 2008 à Paris, sont toujours en garde à vue ce mardi. Elles ont été arrêtées dimanche et lundi, et des bijoux provenant du vol ont été retrouvés. Les trois autres suspects ont été relâchés par les enquêteurs dans la nuit de lundi à mardi, selon une source policière.
Des «complicités internes»
Ces interpellations ont été réalisées dans la région parisienne par la Brigade de répression du banditisme (BRB) après que les enquêteurs ont appris qu'un receleur présumé des bijoux s'apprêtait à effectuer une transaction afin de les revendre. Celui-ci «venait de l'étranger», a ajouté cette source. Les suspects, âgés de 22 à 67 ans, sont liés au «milieu traditionnel haut de gamme» français, selon la même source. Ils auraient bénéficié «de complicités internes», dont celle d'un vigile également interpellé.
La BRB a découvert lors de perquisitions aux domiciles de certains suspects 250.000 euros puis un million d'euros en espèces, dans des caches, ainsi que des armes. Les enquêteurs s'efforcent depuis lundi de déterminer la part de responsabilités des suspects.
Une récompense d'un million de dollars
Le jeudi 4 décembre 2008, quatre malfaiteurs armés, dont certains déguisés en femmes, qui connaissaient les noms de certains employés, leur adresse personnelle et l'emplacement exact des coffres-forts, avaient fait main basse sur 85 millions d'euros de bijoux en un quart d'heure dans cette joaillerie de l'avenue Montaigne, en plein Triangle d'or, à Paris.
La Lloyd's de Londres avaient rapidement offert une prime d'un million de dollars (700.000 euros) à la première personne qui permettrait de retrouver ces bijoux... Le préjudice du braquage avait été estimé à 85 millions d'euros par la célèbre maison américaine, un record toutes catégories pour un vol en France.
O.R. (avec agence)