Pas de coup de pouce pour le Smic cette année
Créé le 22.06.09 à 15h17
Mis à jour le 22.06.09 à 15h17
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SOCIAL - Au 1er juillet, le Smic sera porté de 8,71 à 8,82 euros bruts de l'heure...
C'est une annonce sans surprise. Le gouvernement a revalorisé le Smic du minimum légal, soit 1,3%. Une absence de «coup de pouce», approuvée par le patronat, mais critiquée par les syndicats au moment où la France est plongée dans une récession majeure.
1.051 euros nets par mois
Au 1er juillet,
le Smic sera donc porté de 8,71 à 8,82 euros bruts de l'heure (6,93 euros nets). Pour un salarié au Smic travaillant 35 heures par semaine, le salaire mensuel passera de 1.321,02 à 1.337,70 euros bruts et atteindra 1.051 euros nets. Cette revalorisation annuelle est applicable quels que soient l'âge, le secteur ou le lieu d'activité. A partir de 2010, elle aura lieu le 1er janvier.
Environ 3,4 millions de personnes sont payées au Smic, dont 2,19 millions dans le privé. 940.000 personnes payées sur la base du Smic sont à temps partiel. Avec une hausse arrondie à 1,3%, «le pouvoir d'achat des salariés concernés est tout à la fois préservé et garanti», a déclaré le ministre Brice Hortefeux. «Il vaut mieux une vraie revalorisation qu'un faux coup de pouce qui aurait un effet boomerang sur l'emploi et sur les plus défavorisés, et remettrait en cause l'emploi notamment dans les petites entreprises», a-t-il expliqué.
11 centimes de l'heure en plus…
Le ministre a justifié cette absence d'aide pour la troisième année consécutive, en s'appuyant sur les conclusions d'un groupe d'experts. «La priorité du gouvernement est d'améliorer la situation de l'ensemble des salariés», pas seulement de ceux payés au Smic, a-t-il assuré devant les partenaires sociaux, réunis rue de Grenelle dans le cadre de la Commission nationale de la négociation collective (CNNC).
Si «l'ensemble des organisations patronales a été satisfait», selon la CGT, les syndicats, y compris la CFDT, ont été unanimement critiques. Maryse Dumas (CGT) a jugé «scandaleux» le montant de la revalorisation : «11 centimes de l'heure», soit «une journée de travail pour se payer une baguette de pain». «Le gouvernement compromet la justice sociale et la possibilité pour notre pays de combattre la récession», a-t-elle jugé.
«On nous dit que l'inflation est en train de baisser mais la situation est exceptionnelle», a lancé Laurence Laigo (CFDT), soulignant que la CFDT avait, contrairement à l'habitude, demandé un coup de pouce parce que «l'économie court le risque que la consommation chute et que la situation à la rentrée va être très difficile».
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