Porter une cagoule lors d'une manifestation peut désormais coûter 1 500 euros. Le décret le spécifiant a été publié samedi au Journal officiel. Demain, le député UMP Christian Estrosi va défendre à l'Assemblée nationale son texte contre les violences en bandes et à l'école. « Il ne s'agit pas de réprimer une bande de copains mais un groupe menaçant de commettre des violences », explique le maire de Nice. Ce texte, voulu par Nicolas Sarkozy à la suite de l'intrusion d'une vingtaine de jeunes dans un lycée de Gagny (Seine-Saint-Denis), en mars dernier, prévoit de punir toute participation à une bande potentiellement violente d'une peine allant jusqu'à trois ans de prison et 45 000 euros d'amende.
« Le nouvel arsenal permettra d'agir en amont en détectant les intentions », soutient Christian Estrosi. La proposition de loi prévoit aussi d'étendre le délit de participation à un attroupement armé aux personnes non armées. Quant aux enregistrements des opérations de maintien de l'ordre, leur diffusion serait interdite. Par ailleurs, l'occupation abusive des halls d'immeuble pourrait entraîner une condamnation à des travaux d'intérêt général. Si la droite approuve majoritairement, la gauche reste très sceptique. Seul le socialiste Manuel Valls, maire d'Evry (Essonne), se dit prêt à voter le texte s'il permet de « lutter efficacement » contre les bandes. W