La dernière marche. Demain (à 17 h sur Canal +),
le palais omnisports de Paris-Bercy sera le théâtre d'une finale inédite entre l'Asvel et l'Entente orléanaisepour l'attribution du titre de champion de France . Le vainqueur de cette confrontation entre les deux meilleures formations de la saison régulière sera assuré d'intégrer directement la phase de poules de l'Euroligue, le vaincu devant probablement disputer un tour préliminaire forcément aléatoire.
Présente à ce stade de la compétition pour la première fois depuis 2003, à l'époque où elle était dirigée par l'actuel coach d'Orléans Philippe Hervé, la « Green Team » est en quête d'un 17e sacre après lequel elle court depuis 2002. Un succès validerait le travail structurel entrepris depuis cinq ans par ses dirigeants, qui aspirent à retrouver le top niveau européen avec l'arrivée de Tony Parker. Le poids du passé et l'expérience de certains de ses éléments (voir encadré) font de l'Asvel la favorite de cette finale.
A l'inverse, le club du Loiret, qui a vécu une ascension fulgurante puisqu'il évoluait encore en N2 (4e niveau) il y a dix ans, fait figure de Petit Poucet. « Mais pour moi, c'est du 50-50 », estime Vincent Collet. Le coach villeurbannais est forcément sur ses gardes à l'heure de retrouver un adversaire qui n'aura rien à perdre et qui l'a battu deux fois cette saison, notamment lors d'un match couperet en demi-finale de la Semaine des As, le 21 février dernier (66-72). « Les compteurs sont remis à zéro, affirme Collet. Nous nous sommes attachés à préparer cette rencontre comme les autres, avec plus de précision et de rigueur afin d'être à la hauteur de l'événement. Les deux équipes risquent d'être inhibées. Mais c'est normal qu'il y ait un peu de stress. Il faut juste qu'il soit raisonnable. C'est pourquoi nous allons nous concentrer sur des choses pertinentes pour bien débuter le match, en étant très vigilants sur la rigueur et la qualité du repli défensif. » W