La finale du championnat de France sera un rendez-vous particulier
pour Ben Dewar. De fait, l'ailier américain de l'Asvel s'apprête à retrouver Orléans, un club au sein duquel il a évolué durant trois saisons avant de rejoindre Villeurbanne, l'été dernier. « C'est désormais du passé, affirme-t-il. J'ai déjà affronté cette équipe trois fois cette saison. J'ai eu beaucoup d'émotions lors de la première rencontre, un peu moins lors de la seconde et pas du tout la dernière fois. »
Ben Dewar s'attend à livrer un rude combat face à un adversaire qui possède « une défense extraordinaire » concoctée par Philippe Hervé, son ancien coach. « Il utilise beaucoup les aides, alors que Vincent [Collet] est plus dans la responsabilisation individuelle. Ce sera le choc entre deux grands coachs assez similaires, qui pensent basket 24 h sur 24. Philippe est peut-être un peu plus dur et rigoureux. »
Ben Dewar espère bien jouer un mauvais tour à ce dernier dans un palais omnisports de Paris-Bercy qu'il apprécie. Ainsi, lors de la finale de Pro B remportée en 2006 par Orléans face à Châlons-en-Champagne (68-47), il avait été élu meilleur joueur de la rencontre après avoir inscrit 13 points, capté 5 rebonds et délivré 4 passes. Un mois et demi plus tôt, il avait été crédité de 14 points et 6 rebonds lors de la finale de la Coupe de France perdue face à Dijon (58-66). « J'ai beaucoup d'adrénaline dans cette salle où il y a beaucoup de bruit », souligne-t-il. W
S. M.