A foyer épidémique hors normes, dispositions exceptionnelles. Si quatre nouveaux cas ont été confirmés hier au collège de Quint, tous les enfants atteints sont «dans un état de santé satisfaisant» selon la préfecture. Il manque encore les résultats pour six collégiens et deux enseignants.
Depuis mardi, l'hospitalisation des grippés n'est plus automatique. Cette dérogation au dispositif national ne concerne que la «région toulousaine». Elle fait suite coup de sang de Bruno Marchou, le chef du service des maladies infectieuses et tropicales (Smit) du CHU de Purpan.
Des médecins masqués
L'épidémiologiste s'était plaint lundi du caractère «disproportionné» de l'hospitalisation systématique des patients atteints et de l'encombrement de son service par des cas bénins. Une tente a donc été dressée tout près du Smit. Et, en attendant l'ouverture de trois autres sites de ce type, l'accueil des «cas groupés ou isolés suspects de grippe» se fait sous la toile.
Des médecins masqués y effectuent les prélèvements, délivrent si nécessaire du Tamiflu et évaluent la situation. «Seuls les patients avec des facteurs de gravité [...] devront faire l'objet d'une hospitalisation», précise le CHU. Les autres sont approvisionnés en masques et renvoyés à leur domicile, où ils doivent rester confinés.