JUSTICE - L'ancien artificier d'action directe bénéficie d'un régime de semi-liberté qui prend effet ce mardi...
Premier jour de boulot pour Max Frérot. L'ancien artificier d'Action directe commence ce mardi à travailler
dans le cadre de son régime de semi-liberté, premier pas vers une liberté conditionnelle. Il doit quitter sa cellule chaque matin pour se rendre à
Arles (Bouches-du-Rhône), dans les locaux l'
Association du Méjan, qui organise des événements culturels. Mais le soir, c'est en prison qu'il retournera dormir.
Du côté de la direction des
éditions Acte Sud, dont les fondateurs ont créé l'association, on se refuse à tout commentaire. Impossible donc de savoir quelle sera la nature de l'activité professionnelle de Marc Frérot, qui se décrivait comme un «révolutionnaire» de profession lors de son premier procès en 1989 pour une trentaine de hold-up et trois meurtres dans la région lyonnaise. Pour la semaine du 15 au 19 juin, le site de l'association annonce les soirées «
Lectures en Arles» au cloître Saint-Trophime.
Condamné deux fois à la réclusion criminelle à perpétuité, Max Frérot a déjà passé 22 ans en prison pour des attentats et des meurtres. Agé de 52 ans, il doit être transféré du centre de détention de
Lannemezan (Hautes-Pyrénées) au centre de semi-liberté de
Nîmes (Gard).
J.M.