Ils ne veulent pas rester des « exclus » plus longtemps.
Hier, une centaine de policiers se sont réunis devant l'hôtel de police, boulevard de l'Embouchure, pour demander un rééchelonnement de leur indemnité de résidence. « Après la guerre, trois zones ont été créées pour verser aux fonctionnaires des indemnités de résidence. A Lyon ou Paris, elle représente 3 % du salaire. A Brest et Béziers, 1 %. Mais à Toulouse et Bordeaux, elle est à 0 %. C'est une grosse injustice et nous demandons à l'Etat de revenir dessus », explique Christophe Rouget, secrétaire adjoint pour le Sud-Ouest du syndicat d'officiers, le SNOP. Calculée pour son propre salaire, la perte s'élève annuellement à 350 euros.
A l'approche des négociations salariales, le 25 juin à Bercy, il espère ainsi « envoyer un petit message » au gouvernement. Mais le ministère des Finances y réfléchit à deux fois car cette indemnité de résidence s'applique aux personnels des collectivités territoriales, hospitalières et de la fonction publique. Le versement de 1 % supplémentaire aux salariés concernés pourrait donc avoir un impact non négligeable sur les finances publiques. « Cette indemnité est même souvent méconnue des fonctionnaires. Nous espérons que les fédérations syndicales prendront le relais dans les jours qui suivent », conclut Christophe Rouget. W
B. C.