Sept collégiens contaminés par le virus H1N1

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Publié le 15 juin 2009.

Le collège restera fermé jusqu'à mercredi soir. Hier, l'annonce de cas avérés

de grippe A/H1N1 au sein du collège de Quint-Fonsegrives a fait le tour de la commune plus vite qu'une traînée de poudre. En fin de journée, sept cas étaient officiellement confirmés par la préfecture, tous dans la même classe, la sixième 3. L'alerte a été donnée vendredi soir, onze enfants et leur enseignante présentaient des symptômes grippaux. Après les premiers résultats positifs pour deux d'entre eux, les services sanitaires ont pris en charge leurs familles et les neuf autres élèves en les hospitalisant. Leur état de santé n'inspire pas d'inquiétudes.

Hier soir, le reste de la sixième recevait un traitement préventif au sein du collège. Malgré la fermeture de l'établissement, tous les parents sont invités ce matin à 8 h 15 à une réunion d'information au collège pour répondre aux interrogations et distribuer des masques si besoin. « C'est la première fois sur le territoire national qu'un cas groupé n'est pas lié à un déplacement à l'étranger ou à un contact avec une personne identifiée comme porteuse du virus », souligne Anne-Gaëlle Boudouin-Clerc, la directrice de cabinet du préfet. L'origine de la contamination reste donc à déterminer, mais cela peut s'avérer très difficile. « Nous sommes devant un virus peu pathogène, sa diffusion peut se faire par des porteurs sains qui n'ont pas eu de symptômes. Mais il n'y a pas quoi paniquer », assure Bruno Marchou, chef du service des maladies infectieuses et tropicales de Purpan où sont hospitalisés certains élèves.

« Il ne faut pas s'affoler », martelait aussi hier Bernard Soléra, le maire de Quint. Et pourtant, c'est le sentiment qui s'est emparé de certains parents d'élèves. « Les enfants s'amusent de venir un dimanche soir au collège et ne le prennent pas de façon dramatique. Nous restons inquiets même si elle n'a pas de symptômes, nous voulons éviter que cela se transmette à des personnes plus fragiles », explique Jean-Jacques, père d'une élève de la sixième 3. Non loin de là, Jean-Louis, père d'un collégien de cinquième estime que « ce n'est pas grave », mais constate : « C'était à Mexico il y a un mois et demi, aujourd'hui, c'est à Quint. C'est un virus virulent. » W

Béatrice Colin
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