Laurent Fignon: «Je n'ai pas peur de mourir»

23 contributions
Publié le 14 juin 2009.

CYCLISME - Atteint d'un cancer, l'ancien vainqueur du Tour de France raconte...

 «Soit tu es abattu et tu meurs, la maladie te bouffe. Soit tu te bats pour ne pas te laisser bouffer, assure Laurent Fignon dans les colonnes du «journal du dimanche».  Moi, je n'ai pas envie de mourir. Mais je n'ai pas peur. Je ne suis pas spécialement courageux, ni peureux», déclare l’ancien vainqueur du Tour de France, 48 ans, atteint d’un cancer avancé.

«C'est un pur hasard»

«Si ça devait s'arrêter rapidement, je n'aurais pas beaucoup de regrets. J'ai eu une belle vie», explique Fignon, qui ignore pour l'heure le stade de son cancer.

L'actuel consultant de France Télévisions pour les grandes courses, qui avoue s'être dopé dans son autobiographie, n'a «pas honte de ce qu'(il a) fait. (...) J'ai fait le métier. Et dans notre métier, il y a la triche.»

Comme ses médecins, le coureur minimise le lien entre son cancer et le dopage: «C'est un pur hasard. Ou un facteur aggravant, à la limite», poursuit Fignon, qui «pense que (l'EPO) s'est généralisée en 1993. A cette époque, on m'en a proposé. J'ai dit non.»

«Je leur ai dit ce que j'avais pris comme produits. Ça les a fait sourire»

Il «suppose» en revanche que des coureurs comme Miguel Indurain, quintuple vainqueur du Tour, Gianni Bugno et Claudio Chaippucci, prenaient de l'EPO dès 1991.

«Je leur (les médecins) ai dit ce que j'avais pris comme produits. Ça les a fait sourire, ils pensaient que c'était beaucoup plus. Les amphétamines, la cortisone à ces doses, c'était ridicule. Je n'ai jamais touché aux hormones de croissance», explique-t-il.

Fignon évoque aussi une rencontre avec le futur septuple vainqueur du Tour de France, l'Américain Lance Armstrong, qui venait d'apprendre son cancer. «D'après les toubibs, il allait mourir. On sentait en lui une grande tristesse et beaucoup d'énergie: une part de lui ne voulait pas se résigner. On n'avait pas passé une soirée amusante. Il était assez fermé. Je comprends. Si dans un mois on me dit que je suis condamné, je serai moins gai.»

Avec agence
Mots-clés
Emploi

En partenariat avec Monster.fr

  • Trouvez le poste qui vous convient

    Retrouvez les dernières offres d'emploi sur toute la France et dans tous les secteurs avec 20minutes.fr et Monster.fr

publicité
publicité
Les dernières contributions

Chargement des contributions en cours

Réagissez à cet article
Vous souhaitez contribuer ? Inscrivez- vous, ou .
Confirmer l'alerte de commentaire
Annuler
publicité
publicité
Se connecter avec Facebook
S'identifier sur 20minutes.fr