Journée de mobilisation: 150.000 manifestants contre 1,2 million le 1er mai, selon les syndicats

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Publié le 13 juin 2009.

SOCIAL - Comme prévu, la participation est fortement en recul ...

Les premières tendances de la cinquième journée de mobilisation à l’appel des syndicats se confirment. La participation a été fortement en recul par rapport au 1er mai, dernière journée d'ampleur avec près de 1,2 million de manifestants (456.000 selon la police).

Les manifestations dans toute la France ont rassemblé ce samedi entre 71.000 (police) et 150.000 personnes (syndicats), contre 465.000 à 1,2 million le 1er mai. Selon notre sondage sur la participation, plus de 60% des 2.050 votants affirmaient à 17h qu'ils n'étaient même pas au courant qu'une journée de mobilisation était organisée.

A Rennes, les manifestants étaient de 800 à 2.000 selon les sources et se sont contentés d'un sit-in. Démobilisation aussi à Toulouse (2 à 6.000 contre 15.000 à 30.000), Bordeaux (1.500 à 8.000 contre 13.500 à 50.000), Roanne (4 à 800 contre 3.500 à 8.000), Le Mans (650 à 1500 contre 6.000 à 15.000), Avignon (un millier contre 3.300 à 6.000), Reims (6 à 700 contre 2.500 à 3.200). 155 cortèges sont prévus samedi, contre 280 le 1er mai.

>> L’info se construit avec vous. envoyez-nous vos photos, vidéo et témoignages sur les manifestations de la journée par mail au 33320 @ 20minutes.fr

Benoît Hamon dans le cortège

A Paris, le cortège, avec tous les dirigeants syndicaux en tête, s'est ébranlé vers 14h30, en rangs très clairsemés, de la Bastille (12e) vers Montparnasse (14e). Entre 9.000 personnes (selon la police) et 30.000 (selon les syndicats) étaient réunies, contre 65.000 à 160.000 lors du défilé du 1er mai. Réunis derrière une banderole jaune et noire marquée: «Ensemble face à la crise, défendons l'emploi, le pouvoir d'achat et les services publics. Arrêt des suppressions d'emplois et augmentation générale des salaires et des pensions», les principaux représentants syndicaux ont reconnu une mobilisation plus faible que lors des journées précédentes.

Le secrétaire général de la CFDT, François Chérèque, a déclaré au départ du cortège parisien que la journée «ne sera pas une réussite en nombre de manifestants». Le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault, a lui reconnu que la mobilisation était «en dessous des attentes». Outre les leaders syndicaux, élus et membres des partis politiques devraient également rejoindre le défilé. Benoît Hamon, porte-parole du PS, indique sur son Twitter qu'il en sera.

Convoquée par le «G8 syndical» (CGT, CFDT, FO, CFTC, CFE-CGC, FSU, Solidaires et Unsa), cette dernière journée de mobilisation avant les vacances estivales vise à infléchir la politique anti-crise du gouvernement et à faire pression sur le patronat. Mais si elle bénéficie de la sympathie de l'opinion, elle se déroule dans un climat moins unitaire que les précédentes, FO ayant pris ses distances avec les journées d'action à répétition.

Réunion avec Nicolas sarkozy

Selon le secrétaire général de l'Unsa (syndicats autonomes) Alain Olive, qui a critiqué un gouvernement «trop attentiste», cette journée du 13 juin «est une préparation de la rentrée, parce qu'à la rentrée le gouvernement devra prendre des mesures sur le chômage, le temps partiel, les salaires, etc.»

Les dirigeants syndicaux doivent faire début juillet avec le président Nicolas Sarkozy «un bilan d'étape» des mesures gouvernementales contre la crise, tandis qu'un nouveau cycle de discussions avec le patronat a commencé mercredi.

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