Dominique Sopo : «Il n'y a pas eu un euro de SOS Racisme de détourné»

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Publié le 12 juin 2009.

JUSTICE - Le président de l'association, entendu pendant 42 heures, en garde à vue dans l'affaire Julien Dray s'est défendu devant la presse...

Dominique Sopo a dénoncé une «garde à vue abusive», ce vendredi, durant une conférence de presse à Paris. «Je suis un témoin, explique-t-il, je me suis rendu volontairement à une convocation de la brigade financière.» Le président de SOS Racisme et trois cadres de l'association avaient été placés en garde à vue mardi, dans le cadre de l'affaire Julien Dray, avant d’être remis en liberté dans la nuit de mercredi à jeudi.
 
Retrouvez tout notre dossier sur l'affaire Dray.

Durant la garde à vue, le président de l’association dit s’être expliqué sur les comptes de SOS Racisme et de l’association des parrains de SOS Racisme. La cellule anti-blanchiment de Bercy, Tracfin, soupçonne deux collaborateurs de Julien Dray d'avoir perçu de l'association Les Parrains de SOS Racisme et du mouvement lycéen la Fidl des chèques pour un montant de 127.377 euros qu'ils auraient ensuite reversés pour partie à Julien Dray.
 
«Il n’y a pas eu 1 euro de détourné!»
 
Pour Dominique Sopo, les manques de justificatifs dans les comptes de SOS Racisme s’expliquent par la nature de leur activité: il y a parfois besoin de défrayer des militants en liquide. «La comptabilité de SOS Racisme est extrêmement contrôlée. Il n’y a pas eu 1 euro de détourné! L’association des Parrains n’est pas une caisse visant à détourner de l’argent! Son budget s’élève à environ 60.000 euros par an. Ce chiffre dégonfle les fantasmes qui se sont développés», s’insurge le président de l’association, qui dénonce un «déferlement médiatique», nuisant à son association, qui est «soupçonnée, salie». De leur côté, les enquêteurs parlent de mouvements de fonds suspects depuis les comptes de l’association anti-racisme et ceux de l’organisation syndicale lycéenne FIDL.
 
«Que va faire la justice des données saisies?»
 
Pendant la garde à vue des dirigeants, une perquisition a eu lieu dans les locaux de l’association, située dans le 19ème arrondissement, à Paris. «Les éléments du serveur de l’association ont été saisis, c’est à dire tous les documents concernant nos actions concernant la discrimination ou les sans papiers par exemple, et nos listings. Que vont faire la police et la justice de ces données?»  
 
Selon L’Express.fr, l'homme d'affaires Pierre Bergé aurait été entendu comme témoin le 5 juin dernier, dans le cadre de l’affaire. Les enquêteurs l’auraient interrogé sur «l’origine d’un prêt» consenti à Julien Dray.
Oriane Raffin
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