CYCLISME – L'AFLD et l'UCI vont collaborer...
En matière de contrôle anti-dopage,
ASO, organisateur du Tour de France et l’
Union cycliste internationale, organisatrice du Pro Tour, viennent de signer la paix des braves. Au mois de juillet, l’UCI fera son grand retour sur les routes
du Tour et diligentera les contrôles en coopération avec l’Agence française de Lutte contre le dopage. Une coopération loin d’être acquise il y a encore quelques mois. En 2008, ASO, en guerre avec l’UCI pour garder le contrôle du Tour, avait provoqué la guerre en plaçant sa course sous l’égide de la Fédération française de cyclisme. C’est alors l’AFLD qui s’occupait seule de tous les contrôles anti-dopage. Une réussite puisque des cyclistes comme Roberto Ricco, Stefan Schumacher ou Bernhard Kohl étaient tombés.
Avec l’accord d’ASO, l'Union cycliste internationale (UCI) et l'Agence française de lutte contre le dopage (AFLD) ont donc annoncé mercredi à Paris un accord pour la réalisation des contrôles antidopage lors du Tour de France (4-26 juillet). Une coopération testée sur les routes de Paris-Nice. «Après cette épreuve, nous avons poursuivi les discussions, en incluant ASO (organisateur du Tour), a affirmé Pat McQuaid, le président de l'UCI lors d'une conférence de présentation du dispositif des contrôles antidopage du Tour de France. «De notre point de vue, le Tour est une épreuve importante et nous ferons tout pour protéger ses intérêts. Cette collaboration souligne notre volonté commune d'un sport propre», a-t-il ajouté, évoquant entre 300 et 400 contrôles antidopage.
50 coureurs dans le collimateur
L’AFLD, qui mise encore sur un ciblage des contrôles, ne semble pas craindre l’intrusion de l’UCI. «Nous nous réjouissons de cette collaboration. Le protocole d'accord permet des contrôles aux entraînements avant l'épreuve et pendant le Tour lui-même», a expliqué le patron de l'AFLD Pierre Bordry.
Une cinquantaine de coureurs seraient déjà ciblés. Le ciblage n’est possible que si les contrôleurs disposent d’informations sur les coureurs. Une expérience qu’a acquise l’AFLD depuis des mois en coopérant avec les agences des autres pays.
En plus de ce travail de fin limier, l’Agence pourra affiner son ciblage en s’appuyant également sur le suivi des paramètres sanguins de chaque coureur du peloton enregistrés par l’UCI dans le cadre du Passeport biologique.
«La sélection de coureurs a été établie sur des critères sportifs parmi les favoris et sur des critères qu'on jugeait nécessaires comme les informations provenant des passeports biologiques et bien d'autres», a souligné McQuaid. Outre les analyses traditionnelles (EPO Cera et stéroïdes notamment), des tests auront également lieu pour détecter l'hormone de croissance.
Plus que jamais une nécessité après le contrôle positif de Colom à l'EPO, révélé mardi.
M. Go avec agence