Les jours se suivent et se ressemblent à l'université Toulouse-II. Hier, une nouvelle assemblée générale, regroupant environ 700 personnels et étudiants, a décidé de bloquer les entrées des UFR d'histoire, de psychologie et de sciences du langage. Ceux-ci sont «accusés» de ne pas «mettre en place l'harmonisation des conditions d'examens» souhaitée par les grévistes. Autrement dit, l'AG leur reproche de ne pas garantir la possibilité pour tous les étudiants de rendre un dossier au lieu de passer des épreuves écrites.
Fait désormais routinier, l'administration a demandé l'intervention des CRS pour démonter les barricades et permettre le déroulement des cours, en tenant les bloqueurs à distance des bâtiments. Reste à savoir jusqu'à quand la tension qui entoure la présence policière sur le campus en restera au stade de l'opposition verbale entre comité de lutte et forces de l'ordre. « C'est une spirale infernale, ça va mal finir », s'inquiète une enseignante de psychologie.