Pourquoi avez-vous choisi le projet nantais ?
Gernot Rohr :
Parce que c'est le challenge le plus difficile qu'on m'ait proposé. Et ça ne me fait pas peur. J'ai envie de réussir ici. Moi, je n'ai pas peur. Certains ont refusé de venir. Ils redoutaient peut-être l'ampleur de la tâche et des relations difficiles avec la direction. Je ne suis pas peureux. La difficulté rend le challenge excitant.
Avez-vous conscience que le chantier est immense ?
Oui, mais j'ai déjà connu ce genre de situation avec Bordeaux (1991-1992). C'était un séisme. On était repartis de deuxième division, et on a de suite réussi à remonter. Je sais que j'ai beaucoup de travail, j'ai même annulé mes vacances pour m'y consacrer dès maintenant.
L'image de président interventionniste de Waldemar Kita ne vous effraie pas ?
Non, car ça ne correspond peut-être pas à la réalité. En tout cas, je n'ai pas du tout eu cette impression-là après ces heures passées avec lui. C'est quelqu'un de passionné. Il m'a présenté un projet ambitieux : une remontée immédiate avec en toile de fond un travail très étroit avec le centre de formation qui a toujours été une des richesses du club.
Kita a déclaré un jour : « Je n'aurai jamais confiance en un entraîneur. » Qu'en pensez-vous ?
Je préfère croire les paroles qu'il a eues envers moi. Elles étaient contraires à ce que vous dites. Il m'a dit qu'il avait confiance en moi pour mener à bien cette mission difficile.
Avez-vous appelé Elie Baup ?
Non. Et je ne pense pas le faire. Je veux me faire ma propre idée. Je veux arriver avec un oeil neuf. Je ne m'occupe pas du passé. Je suis tourné vers l'avenir.
On vous taxe souvent d'être un coach défensif. Que répondez-vous à cela ?
Je suis ancien défenseur. Mais j'aime le foot offensif. Avec Ajaccio, on avait même fini meilleure attaque (2007-2008). Après, il faut une grosse assise défensive. C'est la base. Mais, sachez que je veux que Nantes soit une équipe conquérante, qui va de l'avant et qui a le souci de gagner. W