Environnement: Le chantier de la croissance verte revient à l'Assemblée à point nommé

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Publié le 9 juin 2009.

ECOLOGIE - Deux jours après le triomphe d'Europe Ecologie aux européennes, la loi Grenelle I est de retour au Parlement...

Le gouvernement peut se réjouir d'être en retard. La loi Grenelle I, qui aurait dû être adoptée depuis plus d'un an, tombe à pic après le succès des écologistes aux élections européennes dimanche.

Mardi, ce texte est revenu à l'Assemblée nationale pour un examen en deuxième lecture. Une aubaine alors que l'environnement ressurgit dans le débat politique, après avoir été balayé par la crise en 2008.

Le président de la République ne s'est pas privé de l'occasion. «La croissance durable, j'ai fait campagne sur ce thème. Avec le ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo, nous avons inventé le Grenelle de l'environnement», a martelé Nicolas Sarkozy.

Deux après le Grenelle

En réalité, ce projet de loi peine à passer le cap du parlement depuis dix-huit mois. En octobre 2007, industriels, partenaires sociaux, associations et pouvoirs publics ont défini des pistes pour concilier l'activité économique avec la protection de l'environnement.

Leurs conclusions ont été reprises par la loi Grenelle I, qui énonce des principes et devait être suivie par deux textes d'application. Enfin en théorie. Car la loi Grenelle I fait toujours la navette, tandis que Grenelle II a seulement été présentée en janvier 2009 et que Grenelle III a été abandonnée. «Deux ans après le Grenelle, on en est encore aux objectifs», dénonçait hier Arnaud Gossement, porte-parole de la fédération France nature environnement. Et ce n'est pas fini.

Après l'Assemblée, le Grenelle I doit encore retourner au Sénat. Quant à la loi de mise en oeuvre, Grenelle II, elle ne commencera pas son marathon avant l'automne. L'UMP n'a pas fini de servir la cause de l'écologie. Et vice versa.
Angeline Benoit
Les quatre groupes de travail ont remis leur rapport mardi. Leurs propositions doivent désormais être débattues sur Internet et dans plusieurs villes. Sur les 500 propositions, trois sont particulièrement intéressantes :

- Un ministère de la mer pour donner plus de légitimité aux politiques de la mer

- Un Erasmus de «l'Archipel France» (nouveau nom pour désigner la métropole et ses DOM-TOM) créant des passerelles entre les lycées et universités, notamment outre-mer

- De nouvelles activités pour les pêcheurs : le «pescatourisme» (embarquement de passagers avec les marins pêcheurs) et le rôle de «sentinelle de la mer» (ramassage des déchets, repérage des pollutions…)
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