JUSTICE - L'artificier d’Action directe travaillera dans une association la journée et dormira en prison à partir du 16 juin...
Après vingt-deux ans de prison pour des attentats et des meurtres, l'artificier d'Action directe, Max Frérot, condamné deux fois à la réclusion criminelle à perpétuité, va bénéficier d'une semi-liberté, premier pas vers une libération conditionnelle.
Max Frérot, qui se décrivait comme un «révolutionnaire» de profession lors de son premier procès en 1989 pour une trentaine de hold-up et trois meurtres dans la région lyonnaise va bénéficier de ce nouveau régime à compter du 16 juin. La décision a été prise ce mardi par la chambre d'application des peines de la cour d'appel de Paris, selon une source judiciaire.
Centre de semi-liberté de Nîmes
Incarcéré au centre de détention de Lannemezan (Hautes-Pyrénées), Max Frérot, 52 ans, va être transféré au centre de semi-liberté de Nîmes (Gard). Il pourra chaque jour aller travailler dans une association avant de réintégrer la prison le soir. Après un an de ce régime, il pourra prétendre à une libération conditionnelle.
Rouillan et Cipriani toujours incarcérés
Parmi les membres d'Action directe incarcérés depuis la fin des années 80, seule Nathalie Ménigon bénéficie actuellement d'une liberté conditionnelle. Les deux autres membres de la "branche internationale" d'Action directe, Jean-Marc Rouillan et Georges Cipriani, sont toujours incarcérés. Rouillan avait bénéficié en décembre 2007 d'une semi-liberté retirée un an plus tard après qu'il eut évoqué dans la presse les faits lui ayant valu d'être condamné.
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