Selon le syndicat de pilotes SNPL, majoritaire, Air France s'est engagée à ne faire voler que des A330/A340 dont au moins deux capteurs de vitesse sur trois ont été changés. Louis Jobard, président du SNPL, affirme qu'un accord avec Air France a été trouvé dans la nuit de lundi à mardi. «Aucun avion ne décolle depuis ce matin (mardi, ndlr) s'il n'a pas au moins deux sondes changées», explique-t-il. Il n'y a donc aucune raison, selon lui, d'appeler les pilotes à ne pas embarquer dans les Airbus. A terme, «toutes les sondes Pitot seront changées, mais cela prendra quelque temps», affirme-t-il.
Air France a soumis aux pilotes un «calendrier de remplacement» en quelques jours des sondes permettant de contrôler la vitesse des avions long-courriers A330 et A340, avait annoncé mardi matin le SNPL. Dès mardi prochain, tous ces appareils seront dotés d’au moins deux nouvelles sondes Pitot sur trois.
Selon Louis Jobard, à l'heure actuelle, sur la flotte totale d'Air France, 17 A340 sur 19 appareils et 14 A330 sur 15 appareils sont déjà équipés d'au moins deux nouvelles sondes. Il ne resterait donc que trois appareils bloqués au sol.
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Aucun lien n’a été établi pour le moment entre ces sondes et l'accident de l'A330 d'Air France entre Rio et Paris le 1er juin. Mais une note interne d’Air France, datant de fin 2008, a révélé l’existence de plusieurs incidents. Un programme de remplacement des sondes a été lancé dès l'automne, mais suite à l'accident, les pilotes ont souhaité accélérer le mouvement.
Un syndicat de pilotes a appelé à ne plus monter dans ces avions
Lundi soir, le syndicat minoritaire Alter avait appelé le personnel navigant technique à refuser d'embarquer sur des A330/A340 n'ayant pas au moins deux sondes Pitot modifiées.