CATASTROPHE – Les recherches se poursuivent avec notamment l'arrivée de deux instruments d'écoute prêtés par le Pentagone pour aider à localiser les boîtes noires tandis que les premières dépouilles arrivent sur le sol brésilien...
Les premiers corps des victimes de l'accident de l'Airbus d'Air France ont été rapatriés ce mardi matin sur l'île de Fernando de Noronha, à 360 km de la côte brésilienne, à bord d'un hélicoptère de l'armée. Un hélicoptère Blackhawk est arrivé un peu avant 10h locales (15h à Paris) sur le petit aéroport de l'île principale de l'archipel. Il avait récupéré les corps qui se trouvaient à bord de la frégate Constituiçao, après avoir été repêchés en haute mer, à environ 1.150 km de la côte.
Les corps enveloppés dans des sacs étaient débarqués, un à un sur un brancard, par des militaires portant des blouses, des masques et des gants chirurgicaux. Un second hélicoptère, un Super Puma, était attendu dans la matinée. Seize corps au total devaient être transférés à Fernando de Noronha pour des expertises préliminaires d'identification. Ils seront ensuite transportés à l'Institut médico-légal de Recife.
Mardi matin, 28 corps avaient été repêchés.
«Quatre nouveaux corps ont été récupérés par la frégate Bosisio», a indiqué le porte-parole de la Marine, le capitaine de frégate Guisemar Tabosa lors d'un des deux points de presse quotidiens de l'armée à Recife.
Une mer de débris
Au 8ème jour de la traque aux débris, les forces brésilienne et française, qui ont déjà repéré des centaines d'objets et des «dizaines de composants structurels» de l'avion, commençaient à collecter des pièces importantes, dans cette zone située à 1.150 km de la côte du Brésil. «Nous naviguons sur une mer de débris», a déclaré un membre de l'équipage de la frégate Constituiçao au quotidien O Globo.
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Le porte-parole de l'armée de l'air, le lieutenant-colonel Henry Munhoz, a présenté aux journalistes des photos montrant un zodiac de la marine brésilienne se préparant à remorquer la dérive, un des éléments de l'empennage vertical, barré en grand par les couleurs bleu, blanc, rouge d'Air France. Huit marins étaient visibles sur la photo participant à cette délicate opération de repêchage.
Un sous-marin nucléaire pour retrouver les boîtes noires
Le président Luiz Inacio Lula da Silva a affirmé lundi que le Brésil «n'épargnerait aucun effort» pour récupérer tout ce qui est possible de l'Airbus d'Air France, en priorité les corps des victimes. Seize corps ont été transférés à bord de la frégate «Constituiçao» qui fait route vers l'archipel de Fernando de Noronha où elle devait arriver ce mardi. Une expertise préliminaire des corps sera faite sur l'île avant leur transport par avion jusqu'à l'Institut médico-légal de Recife où une morgue a été installée.
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Douze appareils brésiliens et deux français participent aux recherches, ainsi que six navires dont une frégate française. Ce dispositif devait recevoir un renfort de taille avec l'arrivée prévue mercredi du sous-marin nucléaire d'attaque français Emeraude. Avec ses sonars ultra-sensibles, il aura pour tâche de tenter de localiser les deux boîtes noires. L'arrivée de deux instruments d'écoute, prêtés par le Pentagone, viendra égaement aider aux recherches. Ces nouveaux appareils
peuvent détecter les signaux émis par des boîtes noires à une profondeur allant jusqu'à 6.100 mètres.
Leur récupération est considérée comme primordiale pour élucider le mystère de la disparition soudaine du vol AF 447 au milieu de l'Atlantique, dans la nuit du 31 mai au 1er juin. Les premiers éléments de l'enquête divulgués à Paris se sont concentrés sur le
mauvais fonctionnement des capteurs de vitesse ou sondes Pitot.
MD (Avec agence)