REPERES - Retour sur trois années de découvertes et de procédures...
Véronique Courjault est jugée par la cour d’assises d’Indre-et-Loire du 9 juin au 17 juin. Retour sur les grandes dates de cette «affaire des bébés congelés».
23 juillet 2006: Jean-Louis Courjault, ingénieur pour un équipementier automobile en Corée du Sud depuis 2002, découvre dans le congélateur de son arrière-cuisine, à Séoul, les corps de deux nouveaux-nés. Son épouse et leurs deux fils sont en vacances en France, dans leur maison de Touraine. Jean-Louis Courjault alerte la police sud-coréenne.
25 juillet 2006: Jean-Louis Courjault se prête à des tests ADN, puis rentre en France avec l’accord des autorités sud-coréennes.
30 juillet 2006: les tests le désignent comme le père des deux enfants. Véronique Courjault est désignée comme leur mère le 7 août 2006.
22 août 2006: les époux Courjault organisent une conférence de presse à Tours, dans laquelle ils clament leur innocence. Ils dénoncent une «manipulation» sud-coréenne sur fond de guerre industrielle, et annoncent qu’ils restent en France.
11 octobre 2006: Véronique Courjault finit par avouer le double infanticide. Elle affirme que son mari n’est au courant de rien, que les enfants sont des jumeaux et qu’elle les a tués à leur naissance en les étouffant.
12 octobre 2006: toujours en garde-à-vue, Véronique Courjault avoue un troisième infanticide commis en juillet 1999 en France, dans son ancienne résidence de Villeneuve-la-Comtesse (Charente-Maritime). Elle précise avoir étouffé l’enfant et brûlé son corps dans l’insert de la cheminée. Véronique Courjault est alors mise en examen pour «assassinats», et écrouée à la maison d’arrêt d’Orléans. Jean-Louis Courjault, lui, est poursuivi pour «complicité d’assassinat» et laissé en liberté. Pendant toute sa garde-à-vue, il a répété n’être au courant de rien.
13 février 2007: des policiers français se rendent à Séoul et récupèrent les corps des deux bébés.
2 mai 2007: les autopsies pratiquées en France révèlent que les deux garçons ne sont pas jumeaux, mais nés à un an d’intervalle, le premier à l’automne 2002, le second à l’hiver 2003. Par ailleurs, ils ne sont pas morts étouffés, mais étranglés.
12 mars 2008: la juge d’instruction en charge du dossier décide de renvoyer seule Véronique Courjault devant les assises. Elle ordonne un non-lieu pour Jean-Louis Courjault. Le parquet d’Orléans fait appel de cette ordonnance de non-lieu le 19 mars.
23 janvier 2009: la chambre de l’instruction de la cour d’appel d’Orléans confirme le non-lieu et met définitivement hors de cause Jean-Louis Courjault.
9 juin 2009: ouverture du procès de Véronique Courjault devant les assises d’Indre-et-Loire.
B.B.