Large victoire des conservateurs allemands, de bonne augure pour les législatives

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Publié le 8 juin 2009.

ELECTIONS EUROPÉENNES - La droite d'outre-rhin a remporté plus de 38% des voix, alors que le SPD son rival historique enregistre une défaite historique...

La chancelière peut savourer sa victoire. Alors que les élections européennes ne sont jamais favorables au parti au pouvoir, les conservateurs d'Angela Merkel remportent largement le scrutin européen dimanche en Allemagne, mettant leurs rivaux sociaux-démocrates en déroute. Malgré une chute de plus de cinq points par rapport au scrutin européen de 2004, la CDU (avec son alliée bavaroise CSU) reste, avec 38,1 % des voix, de loin la première formation politique du pays.

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Elle devance largement ses rivaux sociaux-démocrates (SPD), partenaires minoritaires dans le gouvernement d'Angela Merkel depuis 2005, qui enregistrent leur plus mauvais résultat historique, avec 20,9% des voix (contre 21,5% en 2004). Autant dire que la suite s'annonce ombrageuse pour le SPD: ils auront du mal à remonter la pente avant les élections législatives du 27 septembre. «Il s'agissait en Allemagne d'une mise en jambe pour les législatives dans trois mois» et la conclusion majeure est «la débâcle du SPD», estime ainsi le quotidien conservateur «Die Welt». Pour le «Süddeutsche Zeitung» (SZ, centre-gauche), «le désastre du SPD n'en finit plus et les contours d'une coalition noire-jaune (CDU-Libéraux) se dessinent» aux législatives.

Tous les résultats en Europe, c'est par ici.

Les libéraux du FDP, partenaires préférés de la chancelière si elle devait former le prochain gouvernement, réalisent, eux une performance. Ils remontent de 6,1% en 2004, à 10,9%, soit un gain de près de quatre points. Ils semblent avoir récupéré une partie des voix perdues par les conservateurs. Les Verts maintiennent leur troisième place et progressent légèrement à 12% des voix contre 11,9% en 2004.

Nommer le prochain commissaire européen de l'Allemagne

Comme en France, la crise économique, qui frappe tout particulièrement l'économie allemande, n'a pas vraiment profité aux extrêmes. La gauche radicale - Die Linke - rassemble ainsi 7,7% de voix, en progrès par rapport aux 6,1% des dernières élections européennes. L'extrême droite, divisée et marginalisée, dépasse à peine les 1% des voix.

«La CDU seule est plus forte que le SPD et les Verts réunis», s'est félicité le secrétaire général de la CDU, Ronald Pofalla, dès la publication des premières estimations, peu après 18h locales. Mais les scores réunis des conservateurs et des libéraux ne suffisent toujours pas à atteindre la majorité de 50% dont ils auront besoin aux législatives pour gouverner ensemble.

Cela n'empêche pas le CDU de surfer sur sa victoire: l'actuel président du Parlement européen, Hans-Gert Pöttering (CDU), a estimé que son parti était en droit de nommer le prochain commissaire européen de l'Allemagne, pour la première fois depuis 20 ans. Angela Merkel, qui ne s'est pas exprimée dimanche soir, avait annoncé dans une interview à Bild am Sonntag que Berlin serait intéressé par les portefeuilles de la concurrence, du marché intérieur, ou, comme à présent, de l'industrie.
C. L. avec agence
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