A la fin du mois, les Canaris retrouveront la Jonelière pour débuter
la préparation d'avant saison. Mais, à ce jour, on ne sait toujours pas qui les entraînera. Elie Baup ayant démissionné la semaine dernière, le poste d'entraîneur est toujours vacant. Samedi après-midi, Daniel Sanchez a décliné la proposition du président Kita et a préféré prolonger de trois ans avec Tours (Ligue 2). « Le contexte n'est pas évident, a-t-il expliqué dans L'Equipe, hier. Je l'ai bien senti... Vous savez bien. C'est un club un peu en crise. »
Peut-être a-t-il également eu vent auprès d'Elie Baup - dont il a été l'adjoint à Saint-Etienne (2004-2006) - des méthodes interventionnistes et parfois limites du président du FCN. En tout cas, le technicien a retoqué Nantes. Comme l'avaient fait avant lui, la saison dernière, pour des raisons diverses : Guy Lacombe, Jean-Pierre Papin, Henri Michel ou encore Alain Perrin... Nantes ne renvoie plus du tout l'image d'un grand club. Il y a une décennie, beaucoup de techniciens se seraient battus pour rallier Nantes. Actuellement, ce sont les dirigeants qui bataillent pour trouver un coach enclin à rejoindre l'octuple champion de France. Les saillies médiatiques du président Kita ne facilitent sans doute pas les négociations. Le 20 mai dernier, il avait déjà largement pointé du doigt les faiblesses de son staff de l'époque (Der Zakarian et Gentili) et avait asséné cette phrase hallucinante : « Je n'aurai jamais confiance en un coach ! » Hier, dans L'Equipe, il a même été jusqu'à affirmer : « Si ça ne va pas, j'enfilerai le survêtement. Au moins, je me ferai insulter pour quelque chose. Cette saison, si j'avais mis plus souvent le nez dans l'équipe, nous ne serions pas descendus... » Elie Baup devrait apprécier.
La direction nantaise continue de travailler, elle, sur quatre pistes : Jean-Pierre Papin, Ivan Hasek et deux pistes gardées secrètes (une étrangère et une française). Une réponse pourrait intervenir en milieu de semaine. Christian Gourcuff, qui était la priorité de Kita, était intéressé par le projet nantais mais il a choisi d'aller au terme de son contrat avec Lorient. Kita n'aurait toutefois pas renoncé au coach lorientais. Le président des Merlus ne l'entend visiblement pas de cette oreille. « S'il essaie de m'appeler, je ne lui répondrais même pas ! », déclare Alain le Roch. W