Elections européennes: «Les Verts voient l'avenir en rose, les roses le voient en noir»

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Publié le 8 juin 2009.

REVUE DE PRESSE - Petit tour d'horizon des élections européennes vues par la presse ce lundi matin...

Au-dela de la désignation des gagnants et des perdants des élections européennes en France, la presse quotidienne met en relief les «surprises» réservées par le scrutin de dimanche: la percée imprévue des Verts et l'effondrement du PS. «L'échappée verte», titre Libération, «L'onde de choc», écrit «Le Parisien», «La secousse européenne» pour «La Croix», ou encore «Un scrutin détonnant» titre «La Tribune». Les Verts sont à l'honneur.

Verts: 16: PS 16. Mais la balle n'est pas au Centre

Dans Libération, Laurent Joffrin souligne que «les Verts voient l’avenir en rose, les roses le voient en noir». Pour Étienne Mougeotte, du «Figaro» «l'enragé de Mai 68» a «plumé la volaille socialiste» et «mis à genoux François Bayrou». Pour «L'Alsace», Francis Laffon estime que «la marée est belle pour les Verts, champions absolus de la récup' et du recyclage».

>> Retrouvez notre dossier spécial élections européennes avec nos reportages, les réactions, les débats en vidéo, par ici.

Jean Levallois dans «La Presse de la Manche» écrit que Daniel Cohn-Bendit «a fait une campagne remarquable». D'autres, comme Hervé Chabaud dans L'Union, soulignent que «si la bannière verte a si fière allure, c'est tout simplement parce que les candidats de l'écologie ont parlé d'Europe». «Les électeurs leur en ont su gré», assure Jean-Michel Helvig dans «La République des Pyrénées». En revanche, dans «L'Humanité», Patrick Apel-Muller estime que le score de Daniel Cohn-Bendit «n'est pas une piste féconde pour la gauche». Une sévérité partagée par «Nice Matin» où Roger Antech écrit que Cohn-Bendit «n'est probablement pas, malgré les apparences, l'hirondelle qui fera le printemps des Verts».

Sarkozy tranquille, le PS reçoit la fessée

La victoire de l'UMP, est saluée par la presse. Dans «Le Dauphiné Libéré», Jean-Pierre Souchon remarque que Nicolas Sarkozy peut «aborder la seconde partie de son quinquennat avec moins de pression». Tout comme Philippe Waucampt, du «Républicain Lorrain» qui estime que «le chef de l'Etat a fait obtenir à sa majorité un résultat qui la met en position favorable pour la préparation des prochaines échéances.»

A propos des perdants, «Le Midi libre», sous la plume de Philippe Palat n'est pas tendre avec le PS «Vermoulu de l’intérieur, rongé à tous ses coins». Ce PS qui, pour «La Nouvelle République du Centre-Ouest» «reçoit une fessée dramatique». «Le paquebot socialiste prend l’eau de toutes parts», dit Patatrick Venries dans «Sud-ouest». Dans «L'Est-Eclair», Patrick Planchenault estime même que le PS «pourrait bien finir par imploser». Un avis que ne partage pas Christine Clerc (Le Télégramme) qui prévoit que «le PS remontera». «La Montagne», de son côté, souligne que «François Bayrou devra en rabattre et changer son logiciel».

Le vrai perdant? L'Europe

Mais si c'était l'Europe la grande perdante de ces élections? Dans «Les Dernières Nouvelles d'Alsace», Jean-Claude Kiefer estime que «l'UE à 27 fait marche arrière vers l'Europe intergouvernementale de ses débuts». Car «une Europe où le vrai pouvoir serait exclusivement détenu par les États nationaux (...) changerait vite de nature» car «l'Europe telle qu'elle existe est en panne». Plus dur encore, Philippe Noireaux de «L'Yonne Républicaine», assure qu'il n'y a «pas de vainqueurs, mais une défaite. Celle de l'Europe».

MD (Avec agence)
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