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Le score de Marine Le Pen leur a mis du baume au cœur. Si, au niveau national, le résultat du FN est estimé à 6,5% (vers 23h), à Hénin-Beaumont, au QG de campagne de Marine Le Pen, on fête les «deux chiffres» de la fille du leader du Front dans la circonscription et les 27,92% dans cette ville du Pas-de-Calais, un dernier chiffre stable par rapport aux municipales de 2008 (28%).
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«On a réussi notre pari, commente Marine Le Pen, minimisant la baisse de deux points enregistrée après les européennes de 2004 (12,86%) et la perte d’un siège dans la circonscription. Le FN est sorti du trou d’air des législatives. C’est très positif pour les prochaines échéances électorales».
Marine, une «vitrine» à Hénin-Beaumont
Ils sont une quarantaine à s’être rassemblés rue Jean-Jacques Rousseau, pour cette soirée électorale. Des vieux militants, comme Patrick, pour qui «il ne faut pas être déçu par le score national, vu le nombre de listes». Des très jeunes, comme Guillaume, adhérent depuis un mois, admiratif de «Marine». «C’est une vitrine, à Hénin-Beaumont. Elle passe bien, elle est sympathique, elle n’a pas que le nom et elle a réussi à s’imposer dans une région de gauche.»
Du coup, la chef de file de la liste du FN pour la circonscription Nord-Ouest est accueillie par des vivas et des «Marine, Présidente», lorsqu’elle prend la parole devant les militants, à 21h40. «C’est vous qui avez arraché ce résultat, remercie Marine Le Pen. Nous avons vécu des manipulations énormes dans cette campagne. Vous avez réussi à faire mentir les sondages». Ses attaques les plus vives, elle les réserve pour Carl Lang, l’ancienne tête de liste FN en 2004. «Il est illégitime», tranche Marine Le Pen.
Et la tête du parti frontiste?
Son résultat, le meilleur du parti d’extrême droite, relance les spéculations sur la succession de son père, qui fait toujours un tabac lors de la retransmission de ses interventions télévisées. «La tête du parti, je n’en suis pas là, répond Marine Le Pen. Pour y être, il ne faut pas avoir peur des élections».
Et justement, dans toutes les bouches des militants, un même sujet: les futures élections municipales à Hénin-Beaumont.
Les électeurs sont convoqués le 28 juin pour élire le successeur de Gérard Dalongeville (ex-PS), actuellement sous les verrous. Il est accusé de corruption et de détournement de fonds.
Son ancien parti enregistre 16,34% dans la ville aux européennes, l’UMP 11,53%. En cas de triangulaire, le FN pourra peut-être ravir l’hôtel de ville, même si les réserves de voix semblent minces pour l’extrême droite. Au QG du FN, on rêve d’une nouvelle mairie FN au cœur de l’ancien bassin minier.