CRASH - Dominique Bussereau estime tout de même que la découverte des débris permet d'amplifier l'enquête...
«Désintégration en vol ou choc, crash avec la surface de l'océan, pour l'instant, aucune indication (n'existe, ndlr) permettant de privilégier l'une ou l'autre hypothèse.» C’est l’avis de Dominique Bussereau, le secrétaire d’Etat aux transports, interrogé par RTL au lendemain de
la localisation de plusieurs débris et de deux corps par l'armée brésilienne.
La découverte de débris de l’AF 447 par l’armée brésilienne permet en revanche d’amplifier l’enquête.
Sondes anémométriques
Interrogé sur le problème éventuel des sondes anémométriques, sur lesquelles travaille le Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA) et dont Airbus a accéléré le remplacement sur les A330, le secrétaire d'Etat a jugé «qu'en tout état de cause, imaginons qu'il y ait eu une défaillance sur ces sondes, ce n'est pas cette seule défaillance qui est capable d'expliquer le problème de la disparition du vol AF 447».
Ces sondes permettent «par la pression de ses anémomètres de connaître exactement la vitesse. Il s'est produit des situations sur des Airbus, et peut-être sur d'autres avions, où ces sondes givrant parce qu'on est dans une zone très humide, une zone très dépressionnaire, une zone de turbulences, n'indiquent plus la vitesse», a indiqué Dominique Bussereau.
La conséquence dans ces cas-là, «c'est qu'évidemment les pilotes en cockpit n'ont plus la bonne vitesse affichée, ce qui peut entraîner deux mauvaises conséquences pour la vie de l'avion: une sous-vitesse, qui peut entraîner un décrochage, ou une survitesse qui peut entraîner une déchirure de l'avion parce qu'il s'approche de la vitesse du son et que la membrane de l'avion n'est pas faite pour résister à de telles vitesses», a expliqué le secrétaire d'Etat.
Mais vraiment, aujourd'hui «on n'en sait rien. (...) Donc pour l'instant, on ne peut vraiment privilégier aucune hypothèse», a de nouveau insisté Dominique Bussereau. «Le fait nouveau, c'est qu'on a des débris, ça va nous permettre, si c'est bien confirmé, d'enquêter plus. Et puis, (on continue) toujours cette recherche incessante, fondamentale des enregistreurs de vol qu'il faut qu'on retrouve (...) et que l'on puisse lire, et pour ça, il ne nous reste plus que trois semaines», a ajouté le secrétaire d’Etat.
Avec agence