Vol AF 447: le point sur l'enquête

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Publié le 6 juin 2009.

CRASH - Six jours après la disparition de l'avion, le mystère demeure...

Alors que les spéculations et les théories sur les causes de la disparition du vol Air France 447 vont bon train, l’enquête se poursuit, sans grandes avancées. Samedi, le Bureau enquêtes et analyses (BEA), chargé de l'enquête technique française, a fait le point sur l'enquête.

Les conditions météorologiques
«Rien n'indique» que l’avion ait rencontré sur son trajet «un amas orageux d'une intensité exceptionnelle» pour un mois de juin, a indiqué Alain Ratier, directeur général adjoint de Météo France, samedi lors d'un point presse. Le vol aurait donc eu lieu dans des conditions normales, même si le temps était à l’orage.

Anomalies
L'avion a envoyé au total 24 messages d'anomalies en moins de cinq minutes, a annoncé samedi Alain Bouillard, chargé de mission auprès du BEA. Les messages d'anomalies ACARS (Aircraft Communications Adressing and Reporting System), dont 14 en une seule minute, ont été envoyés par l'avion entre 02H10 et 02H14 GMT. Le dernier message de position a été donné à 02H10 GMT, a-t-il précisé.

Attentat
L'hypothèse d'une bombe n'est «pas exclue à 100%» mais n'est pas «très cohérente» avec les éléments dont disposent les enquêteurs.

Les boîtes noires
Ces précieux enregistreurs, nécessaires pour reconstituer ce qui s’est passé dans l’avion, pourraient ne jamais être retrouvées. «Nous n'avons absolument pas la garantie que la balise (des boîtes noires de l'avion, ndlr) soit toujours attachée à l'enregistreur. Elle peut s'être détachée», a déclaré samedi Paul-Louis Arslanian, le directeur du BEA. Mercredi déjà, il avait reconnu «ne pas être très optimiste» sur la possibilité de retrouver les boîtes noires.

Radars
Alors que les débris de l’avion n’ont toujours pas été retrouvés, le BEA va intensifier les recherches sous-marines à l’aide de sous-marins et de radars. «Des moyens acoustiques prêtés par les Etats Unis seront mis à bord de deux navires qui sont en train de se positionner», a précisé Paul-Louis Arslanian. Trois types de moyens vont ainsi être mis en oeuvre: le navire de l'Ifremer, le sous-marin nucléaire d'attaque français Emeraude et les outils acoustiques pour «couvrir le plus vite possible de façon systématique la plus grande surface possible», selon le BEA.

«Nous n'allons pas taper au hasard», a encore souligné le directeur du BEA, précisant que la zone de recherche se situait à cent miles nautiques à l'est de la dorsale médio-océanique. Une zone où la profondeur des fonds sont estimés à 4.606 mètres.
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