Federer est-il l'homme qui risque de gagner le tournoi?
Il joue bien, c'est vrai. Je pensais qu'il allait faire plus de fautes directes. Il reste encore deux matches difficiles pour lui à jouer, mais il peut le faire. Il a vraiment des très bons résultats sur terre battue. Il est allé en finale. Il est très motivé. Pourquoi pas?
On a eu l'impression que le premier set était aussi et surtout un gros combat tactique. Tu cherchais vraiment à lui trouver le revers, haut sur le revers.
Oui, tactique. Mais cela allait. Il n'y avait pas un grand tennis, mais c'est ce qu'il fallait. Il n'y avait pas énormément de fautes, cela faisait des points. Ce n'était pas forcément tactique. C'était plus à celui qui allait rentrer dans le terrain, oser. Il l'a mieux fait sur les points importants. D'ailleurs, la balle de set en est vraiment la preuve, il a dominé.
Sur un tel match, ce qui te sépare de Roger, c'est finalement l'expérience, tout ce qu'il a derrière lui ?
R. On peut le voir comme cela. Mais je ne le vois pas ainsi. Aujourd'hui, il a été plus fort que moi. Il a mieux joué que moi. Il a mieux vu le jeu. C'est la deuxième fois que je le rencontre à peu près à ce stade. C'est plus que son jeu me fait bien chier! Il me fait plus chier que les autres. A moi de travailler, à moi de trouver des solutions, à moi de rester plus constant. Cela me plaît. C'est un nouveau challenge aussi. C'est rare… Non, pas rare, mais de plus en plus j'arrive à ce stade. Si je veux vraiment prétendre à gagner un titre, il faudra que je batte de tels joueurs. Je vais jouer de plus en plus souvent, j'espère. Cela me fait plaisir.
Qu'est-ce que tu regrettes le plus? De ne pas l'avoir agressé plus que cela?
Non, c'est le deuxième set. Le match en lui-même, il n'y a pas de problème. C'est la mentalité. Si je veux prétendre gagner un Grand Chelem, je ne peux pas avoir un moment off comme je l'ai eu dans le deuxième set.