De notre envoyé spécial à Roland-Garros
Que vous a dit Gaël Monfils à la fin du match? Il vous a souhaité bonne chance pour la suite du tournoi?
Oui et d'ailleurs je suis surpris par toutes ces personnes qui viennent me souhaiter bonne chance. Au restaurant, aux feux rouges, à l'hôtel, il y a tous ces gens qui viennent me dire que c'est mon année. Il n'y pas de Grand Chelem en Suisse, mais j'ai l'impression d'en jouer un à la maison cette année.
Vous êtes à deux matchs de réaliser votre rêve, vous devez être excité?
C'est sûr. Et d'ailleurs c'est l'une des raisons pour lesquelles je me sentais nerveux avant d'aborder cette rencontre. Tu ne sais pas pourquoi, mais il y a des jours où tu te lèves et tu ressens cette nervosité. Tu as mal dormi, tu as du mal à manger, on te parle des défaites des autres (Djokovic et Nadal). C'est compliqué. Heureusement, j'ai réussi un bien meilleur départ que lors de mes derniers matchs.
Comment jugez-vous votre performance?
Je suis content de mon match et surtout de la façon dont j'ai suivi ma tactique. J'ai été agressif, j'ai bien varié. Contre Gaël, c'est toujours des matchs particuliers, il a des bas et des hauts, il faut bien garder le fil du match.
C'est votre vingtième demi-finale de Grand-Chelem consécutive. Est-ce que cette performance vous impressionne vous-même?
C'est incroyable. C'est monstrueux, même pour moi. Parfois avec tous les tournois disputés dans l'année, on oublie un peu ce que cela signifie comme performance. Je suis très fier de ce record. C'est phénoménal.