PRATIQUE %u2013 De couleur orange, elles renferment des données destinées à déterminer les causes d%u2019un incident...
Réputées indestructibles, résistantes au feu jusqu’à 1.100° C, à la pression de l’eau jusqu’à 6.000 mètres, les fameuses «boîtes noires» sont les dispositifs d’avions chargés d’enregistrer toutes les données d’un vol. Elles renferment des données précieuses dont l’analyse permet de déterminer les causes d’un incident.
Divisées en deux catégories, l’une chargée d’enregistrer les conversations du cockpit, l’autre les données du vol (altitude, vitesse, pression…), elles sont au nombre de deux et se situent dans la queue de l’avion, la partie sensée subir le moins de dégâts en cas de crash.
Paradoxalement, elles sont de couleur orange (parfois rouge), une couleur «flash» pour mieux les repérer dans les débris d’un avion accidenté ou dans les profondeurs des eaux.
En cas d’immersion, c’est le cas pour le crash du vol AF447, elles émettent un signal ultrason qui peut être capté jusqu’à 6.000 mètres de profondeur. Mais selon le Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA) qui poursuit ses investigations pour
comprendre les causes du crash de l'A330, jamais une boîte noire n'a été récupérée à une telle profondeur.
Leur durée de vie est courte, autour de trente jours, il y a donc toujours urgence à les retrouver. «Elles n’ont pas encore été conçues pour flotter, mais l’accident de l’Airbus A330 va sûrement ouvrir le débat autour de cette question», assure Gérard Feldzer, un ancien commandant de bord.
C.B (avec agence)