JUSTICE - Le procès intenté par le nationaliste corse doit se tenir ce mercredi. Le tribunal de grande instance (TGI) de Paris a annoncé qu'il se prononcerait le 8 juillet sur le bien-fondé de ces poursuites...
Yvan Colonna reproche à Nicolas Sarkozy de l'avoir plusieurs fois publiquement présenté comme coupable, avant tout jugement, lorsqu'il était ministre de l'Intérieur. A tel point que le nationaliste corse
a intenté un procès au civil pour atteinte à la présomption d'innocence, qui doit se dérouler ce mercredi après-midi devant le tribunal de grande instance (TGI) de Paris.
Il s'agit d'une audience sur le fond, qu'avait exigée Yvan Colonna après avoir été
débouté par un juge des référés en avril 2007.
Les propos incriminés remontent notamment au 5 janvier 2007, lors d'un déplacement du candidat Nicolas Sarkozy à Sainte-Lucie de Tallano, un village de Corse-du-Sud. «Vous pensez qu'il est l'assassin, comme vous l'avez dit le jour de son arrestation?», lui avait alors demandé un journaliste. «Si, vous le savez! Il n'y a pas que moi qui le pense. Sinon je ne pense pas qu'on l'aurait gardé en prison», avait répondu Nicolas Sarkozy.
Condamné à la perpétuité en appel
Le 4 juillet 2003, ce dernier s'était en effet félicité lors d'une réunion publique de l'arrestation de «l'assassin du préfet Erignac». Ces propos sont aujourd'hui prescrits.
Yvan Colonna
a été condamné en appel à la perpétuité assortie d'une période de sûreté de 22 ans pour l'assassinat de Claude Erignac, plus haut représentant de l'Etat en Corse, le 6 février 1998 à Ajaccio. La justice a considéré qu'Yvan Colonna était membre du commando de trois hommes.
Le nationaliste corse a toujours clamé son innocence et s'est pourvu en cassation après sa condamnation en appel.
Avec agence