Avec Garcia, Lille demande le divorce

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Publié le 3 juin 2009.

FOOT - Enorme surprise au LOSC...

C'est un coup de tonnerre monstrueux. Comme le révèle «L'Equipe» de mardi, le Losc a choisi de se séparer de Rudi Garcia. Joints hier, ni Xavier Thuilot, le directeur général, ni Michel Seydoux, le président, n'ont confirmé l'information. Mais ils ne l'ont pas infirmée non plus. Il semble que les dirigeants lillois souhaitent rapidement régler le cas du désormais ex-entraîneur des Dogues. Pour ce faire, ils lui proposeraient 500 000 euros afin de l'indemniser de sa dernière année de contrat. Quant aux joueurs, ils ont été prévenus par un SMS. «On maîtrise la situation», indique le message.


Les joueurs balancent sur Facebook

Cette annonce tombe mal, alors que Rudi Garcia et son groupe viennent tout juste d'assurer la 5e place, qualificative pour l'Europa League. Les indices étaient pourtant là. Lundi soir, le club a repoussé son repas de fin de saison avec les journalistes en raison «d'un événement imprévu dans le calendrier du Losc». Une autre réunion, cette fois avec les supporters, a été reportée à aujourd'hui. Les DVE marqueront d'ailleurs leur mécontentement ce soir (18 h), devant les grilles du Stadium, pour ce qu'ils estiment être un «gâchis».


Comment les dirigeants nordistes ont-ils pu en arriver à se séparer d'un coach qui avait assumé avec succès l'héritage Puel? D'abord, l'adaptation du duo Garcia-Bompard ne s'est pas faite sans heurts. Des tensions sont vite apparues entre eux et Pascal Plancque, le coach de la réserve. Contacté par Valenciennes, il a finalement refusé de rejoindre le VAFC ces derniers jours. Peut-être avait-il obtenu des informations sur l'avenir de Garcia. Dans le vestiaire non plus, celui-ci n'a pas séduit tout le monde. Dès que l'ex-Manceau a retiré le brassard à Grégory Tafforeau, il s'est attiré les foudres des anciens. Une défiance qui a trouvé son point d'orgue avec la mise à l'écart de Grégory Malicki. Mardi, ce dernier n'y est pas allé de main morte sur son profil Facebook. «Quand on est malhonnête, on le paie», a balancé le gardien. Enfin, l'état-major lillois a peu apprécié de découvrir que son coach avait postulé à Rennes, Monaco et Paris. Garcia y voyait un moyen de faire monter la pression, pensant pouvoir négocier une prolongation de contrat. Ce n'est pas comme ça que l'ont vécu ses dirigeants, et ça lui a coûté sa place. 

Antoine Maes
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