La solidarité passe les grilles du centre de rétention

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Publié le 3 juin 2009.

« Les droits de l'homme et les libertés fondamentales ne sont pas à vendre

», indiquait leur tract. Associatifs, avocats ou simples citoyens, 200 personnes - une centaine selon la police - ont participé hier soir à une « marche solidaire » reliant le Capitole à la préfecture. Ils protestaient contre la décision du ministère de l'Immigration de lancer un « marché » pour désigner les associations habilitées à intervenir dans les centres de rétention. A Toulouse, l'association Cimade a été reconduite en tant que « prestataire ». Mais avec un nouveau contrat qui modifie sensiblement ses modalités d'intervention. « Notre mission d'aide aux étrangers retenus se transformait en simple prestation d'information dans un lieu où il n'y a pas de bibliothèque d'accès au droit, où papier et stylos sont interdits », explique Lionel Claus, l'un des quatre intervenants permanent de la Cimade au centre de rétention de Cornebarrieu. Le tribunal administratif de Paris a par ailleurs cassé, samedi dernier, les six nouveaux contrats signés le 10 mai par le ministère. La validité de l'appel d'offres doit désormais être examinée par le Conseil d'Etat, la plus haute juridiction administrative.

Quelque 1 800 personnes sont passées en 2008 par le centre de rétention de Cornebarrieu. 40 % d'entre elles ont été effectivement « éloignées », autrement dit expulsées. W

H.M

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