Il se disait prêt à rester au FCN à vie, Baup ne sera finalement
resté
que neuf petits mois. Lundi après-midi, il a donné sa démission au président Kita. On doute toutefois qu'il se soit assis sur son année de contrat, soit près d'un million d'euros... En tout cas, pour justifier son départ, Baup explique qu'il n'était pas « en phase » avec le futur projet de la direction nantaise. De son côté, Kita déclare que son ex-salarié était « embêté » à l'idée d'entraîner en Ligue 2.
La vérité se situe pourtant ailleurs. En fait, Baup et Kita ne s'entendaient plus. Le désaccord a atteint son paroxysme à Marseille (29e journée, 2-0 pour l'OM), le 21 mars. Quinze jours plus tard, comme par hasard, le président prenait place sur le banc pour ne quasiment plus le quitter jusqu'à la fin de la saison. Lors de la 34e journée contre Le Havre à la Beaujoire (1-2), le président aurait même réclamé à cor et à cri les entrées en jeu de Klasnic et Babovic... En seconde période, les deux joueurs foulaient la pelouse nantaise. Depuis des mois, hors micro, Elie Baup ne se privait plus de stigmatiser les agissements de sa direction. Une attitude qui traduisait son désaccord patent et croissant avec Kita, mais qui se révélait être aussi un bon moyen de s'exonérer de sa responsabilité dans la relégation et de préparer sa sortie...
Relation conflictuelle avec le président, mais également avec les autres dirigeants, notamment Christian Larièpe. Quelques semaines avant l'arrivée de Baup à la tête de l'équipe, le directeur technique nous avait juré en des termes peu amènes qu'il ne pourrait jamais bosser avec l'homme à la casquette. Leurs relations ont toujours paru artificielles, les accolades entre les deux hommes se mêlant aux piques lancées dans le dos... Toujours est-il que Baup ne pouvait plus poursuivre à Nantes. Samedi soir, alors que les supporters grondaient, Baup a fait ses adieux à la presse par une dernière facétie. « Pas de souci, moi, ils savent que je ne suis pas Kita-compatible ! » Tout était dit. W