Racecar, quart d'heure américain à Magny-Cours

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Publié le 31 mai 2009.

COURSE AUTO - Le circuit de la Nièvre accueillait ce dernier week-end de mai des épreuves de Racecar, inspirées des Nascar américaines. Spectacle garanti avec des chevaux et du son...

Pompom girls et joueurs de football US sur la grille de départ... le circuit de Magny-cours (Nièvre) est passé ce week-end à l'heure américaine. Pour la première fois, il accueillait une course de Racecar, la troisième de la saison, dans le cadre des superseries FFSA. Racecar? Des épreuves clairement inspirées des courses de Nascar du pays de l'oncle Sam, popularisées en France par le dessin animé Cars.

Derrière cette initiative se cache Jérôme Galpin, manager de Team FJ et importateur de voitures américaines. «Je suis fan des Etats-Unis et après avoir assisté à des courses de Nascar, je me suis dit pourquoi ne pas importer l'idée en France.» Avec pour objectif de faire le spectacle. Neuf équipes engageant 17 voitures ont déjà dit «oui». Benoit Lison, patron de Seven Racing, a été immédiatement séduit. «Cela met un peu de fun dans un contexte parfois trop aseptisé. Là, le pilote devient gladiateur».

450 chevaux et 0 électronique

En guise de char, des voitures à la conception minimaliste mais très puissantes: châssis tubulaire, pont arrière rigide, moteur V8 de 450 chevaux, poids contenu (1.100kg), carrosserie en fibre de verre, dimensions hors normes (5m15 de long pour 2m de large) et surtout zéro électronique. Seule concession à la modernité, la direction assistée. Construites aux Etats-Unis, les voitures ont simplement été adaptées aux circuits routiers européens, notamment au niveau de trains roulants. Techniquement, toutes les voitures sont identiques, seule la robe change. Et les équipes se sont fait plaisir côté couleurs et stickers.

Côté son, le déferlement de décibels est tel - les voitures n'ont pas de silencieux - que les Porsche ou Ferrari semblent bien silencieuses. Résultat, une voiture de mécanicien plus que d'ingénieur qui donne la primauté au pilotage. C'est justement ce qui a séduit Carole Perrin, seule femme engagée. «J'ai fait du karting pendant plusieurs années et les voitures Racecar ressemblent à un gros kart, avec beaucoup de puissance et une propulsion», explique la jeune pilote de 22 ans, qui espère s'imposer par les chronos dans un milieu toujours trop macho.

«Seul le pilote fait la différence»

François Delecour, ancien pilote de rallye, a trouvé là une belle occasion de faire ses premiers tours de roues sur circuit. «Cela m'a plu dès le premier essai. C'est une voiture à l'ancienne, qui permet de pratiquer le sport auto a l'état pur, sans asservissement à l'électronique. Seul le pilote fait la différence.» «C'est une voiture assez saine, mais qui ne pardonne rien», précise-t-il. De quoi assurer le spectacle avec d'assez nombreuses «touchettes». Sans gravité, puisque la majeure partie du temps, il suffit de changer les panneaux de carrosserie en fibre de verre.

A l'issue de trois dates (Nogaro, Dijon et Magny-Cours), le bilan est positif. «Les équipes et les pilotes sont heureux. Ils veulent s'amuser et c'est le cas», se félicite Jérôme Galpin. Vainqueur des courses du week-end avec LD Racing, Romain Thievin confirme: «C'est une auto géniale au volant de laquelle on s'amuse beaucoup.» Côté public, très clairsemé à Magny-Cours, si le show est globalement assuré, il manque encore quelques voitures pour que le spectacle soit total. Mais cela ne devrait être qu'une question de mois.





















Christophe Joly
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