L'appel de Nicolas Sarkozy et Angela Merkel pour les européennes

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Publié le 31 mai 2009.

POLITIQUE - Dans un texte commun, la France et l'Allemagne appellent à aller voter le 7 juin...

Le couple franco-allemand fait front contre l’abstention. A une semaine des élections européennes, Angela Merkel et Nicolas Sarkozy publient une tribune dans laquelle ils appellent «tous les Européens à voter» le 7 juin.

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Dans ce texte rendu public samedi, à paraître en France dans le «Journal du Dimanche» et en Allemagne dans le «Welt am Sonntag», la chancelière allemande et le président français disent aspirer à «une Europe forte qui nous protège» et appellent à «une véritable régulation européenne» face à la crise.

L’UE face à la crise
A l'approche du prochain conseil européen, ils appellent l'Union «à prendre dès le mois de juin les premières décisions pour assurer une véritable régulation européenne dans le secteur financier, fondée sur la coordination et la coopération des régulateurs». «Sur les fonds spéculatifs, les paradis fiscaux, la rémunération des dirigeants et des opérateurs financiers, nous voulons une Europe exemplaire».

Constatant que «la dette publique actuelle est un fardeau trop lourd pour être laissé aux générations futures», les deux dirigeants affirment par ailleurs que «nous devons retrouver la voie de finances publiques soutenables dès que nous aurons franchi le cap décisif dans cette crise».

Le Traité de Lisbonne
«L'Europe doit jouer un rôle de premier plan dans le monde. Pour cela, elle doit être dotée d'institutions efficaces. C'est pourquoi nous avons besoin du Traité de Lisbonne», poursuivent Angela Merkel et Nicolas Sarkozy.

Evoquant le nouveau référendum que doit organiser l'Irlande, après le retentissant «non» de juin 2008, tous deux se redisent prêts à «travailler à l'adoption d'un accord politique sur des garanties pour l'Irlande pour le Conseil européen de juin», affirmant faire «confiance aux Irlandais pour faire le choix de l'Europe».

Le cas de la Turquie
la chancelière allemande et le président français réaffirment leur opposition à une entrée de la Turquie dans l'UE, sans toutefois citer son nom, assurant que «pour pouvoir agir, l'UE a besoin de frontières. Un élargissement illimité n'est pas possible».

Climat
Concernant la lutte contre le réchauffement climatique, les deux dirigeants souhaitent que soit atteint, au sommet mondial sur le climat à Copenhague en décembre, «un accord mondial à la hauteur de l'enjeu». «Nous veillerons à ce que les engagements européens ambitieux sur le climat ne conduisent pas à une situation où l'industrie européenne serait victime d'une concurrence déloyale», préviennent-ils.
20minutes.fr (avec agence)
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