JUSTICE - Remis en liberté jeudi, il reste mis en examen pour «direction d'une entreprise terroriste et destruction en réunion à visée terroriste»...
C'était la condition fixée par le parquet de Paris pour qu'il quitte la prison de la Santé.
Remis en liberté, ce jeudi, après plus de six mois de détention dans le cadre de l'enquête sur des sabotages de lignes TGV, Julien Coupat est désormais soumis à un contrôle judiciaire «strict». Des mesures dont il a décidé de faire appel, selon une source judiciaire.
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Un pointage hebdomadaire
Julien Coupat s'est vu imposer un contrôle judiciaire qui comporte le versement d'une caution de 16.000 euros et impose qu'il demeure chez lui à Montreuil, en Seine-Saint-Denis ou chez ses parents à Rueil-Malmaison dans les Hauts-de-Seine. Le contrôle judiciaire lui interdit en outre de sortir d'Ile-de-France et lui impose d'aller pointer une fois par semaine au commissariat de Montreuil où il devra laisser ses papiers d'identité. La chambre de l'instruction de la cour d'appel de Paris sera amenée dans les prochaines semaines à se prononcer sur sa demande.
Le procureur de la République de Paris, Jean-Claude Marin, a estimé ce vendredi que la remise en liberté «ne saurait être interprétée comme le signe de l'absence ou l'insuffisance de charges» contre lui. «Si la mise en examen d'une personne ne préjuge en rien de sa culpabilité, sa remise en liberté au cours de l'information judiciaire ne saurait être interprétée comme le signe de l'absence ou l'insuffisance de charges contre elle», estime-t-il.
(Avec agence)