TENNIS - Le Français, présent au troisième tour, a mis plus de temps que ses potes d’entraînement pour se faire un nom...
De notre envoyé spécial à Roland-Garros
Il suffit parfois d’un simple exploit, si possible sur le Central, pour sortir de l’anonymat. Un grand nom de l’autre côté du filet, des spectateurs cocardiers et un match à rallonge. L’affaire est pliée, Josselin Ouanna fait désormais partie du clan. Le 134e joueur mondial, invité dans le tableau principal, restera le dernier tombeur de Marat Safin à Roland-Garros. Un joueur dont le coup de poignet rappelle celui d'un joueur de squash et qui ne demande qu’à réitérer son exploit au tour suivant, face à Fernando Gonzalez.
Un troisième tour face à Gonzalez à suivre en live comme-à-la-maison sur 20minutes.fr
Du côté de la Porte d’Auteuil, la silhouette d’escogriffe de Ouanna est pourtant connue depuis bien longtemps. Le parcours de «Josse», comme l’appellent ses potes, Tsonga et Monfils, relève du grand classique. Insep, centre national d’entraînement, puis éclosion sur le circuit. Plus tardive que celle de ses compères, certes, mais le garçon n’y voit pas d’inquiétude.
Un joueur réservé
«Chacun a son rythme, glisse le Tourangeau. S'il faut que je mette plus de temps, j'en mettrai plus. Je ne serai peut-être jamais à leur niveau. Pour le moment, j'essaie de voir ce qu’il se passe.» Gaël Monfils, lui, n’est pas vraiment surpris de l’ascension de son compère: «Je vous l’avais dit. Il y a quelques années, on me disait Josselin qui? On rigolait. Eh bien voilà.»
Jossselin Ouanna était venu en chat sur 20minutes.fr. Retrouvez ses réponses à vos questions ici
Sur le court, le flegme du nouveau venu tranche avec le côté show man de ses des anciens partenaires d’entraînement. Après sa victoire face à Safin, pas de sarabande des pouces ou danse de la mobylette. Juste un salut de la main. Le garçon est réservé. «Un héritage de son père».
L'exemple Chardy
Pour Cédric Pioline, le joueur de 23 ans ne devrait plus écumer très longtemps les Challenger. «Il doit se servir de l’exemple de Chardy qui a franchi un cap l’an dernier après son 8e de finale. Il a le niveau pour aller au-dessus». «Il a le potentiel, enchaîne Monfils. Il faut qu’il croit plus en lui, en ses capacités. Et il pourra aller loin.» Sur le circuit, il ne suffit pas seulement de se faire un nom.
Romain Scotto