Agé de34 ans, il était détenu depuis le 15 novembre à la prison de la Santé, mis en examen pour «direction d'une entreprise terroriste et destruction en réunion à visée terroriste». Le parquet de Paris a annoncé mercredi qu’il ne s’opposait plus à la remise en liberté de celui qui est soupçonné d’être le leader d’un groupe à l’origine de sabotages de lignes SNCF.
Le comité de soutien toujours en colère
Le comité de soutien aux neuf mis en examen du dossier ne se satisfait pas pour autant de cette libération. «Le sentiment qui domine, c'est toujours et encore la colère, pour l'incarcération de Julien et les autres, les arrestations en pleine rue, les gardes-à-vue de 96 heures», écrit-il dans un communiqué.
«C'est ça qui est magnifique: on maintient envers et contre tout quelqu'un en détention pendant six mois et parce que soudain, sans aucune explication, on le libère, il faudrait que l'on soit content, que l'on remercie la justice d'être si juste et les juges d'être si cléments?» conclu le «Comité du 11 novembre», date des interpellations.
Peu avant la libération de Julien Coupat, Eva Joly, ex-magistrate anti-corruption, avait estimé sur France Info: «On peut en conclure que les charges ne doivent pas être très lourdes» contre lui.
Pour José Bové, «il y a eu une sorte de coup médiatique organisé par la ministre de l'Intérieur», pour «essayer de construire une espèce de complot de l'ultragauche».
Des réactions critiquées par le porte-parole de l'UMP, Frédéric Lefebvre, pour qui les personnalités de gauche «instrumentalisent» la sortie de prison de Julien Coupat.
«Il faut arrêter de présenter la sortie de prison de Coupat comme la libération de quelqu'un qui était retenu pour rien», a-t-il ajouté.
Notre dossier spécial sur Julien Coupat, c’est ici…