Erik Gerets dirigera sa dernière rencontre à la tête de l'équipe marseillaise
, samedi face à Rennes. « Ce match pourrait être le plus important de ma vie, si Bordeaux perd et qu'on est champions ! », confie-t-il. Après dix-neuf mois passés à l'OM, le Belge veut finir en beauté. Afin de moins regretter son choix de quitter Marseille et « sa folie », lui qui reconnaît qu'avant de se décider il aurait « pu attendre un peu plus longtemps ».
Aussi, avant de rejoindre l'Arabie Saoudite et Al-Hilal, où il a signé pour deux ans, l'entraîneur savoure comme il se doit ses derniers jours en Provence. « Hier, je suis allé à Aix acheter quelques cigares. Et comme le magasin n'ouvrait qu'à 16 h, je me suis assis en terrasse. J'ai profité de la gentillesse des gens, d'une caïpirinha et d'un cigare. Et peut-être parce que c'était ma dernière semaine ici, j'ai trouvé la ville plus belle. » Si ce n'est pas de la nostalgie, cela y ressemble. Le coach ne le cache pas : l'OM l'aura marqué à vie. « Mon passage à Marseille a été trop perturbant dans ma tête et dans mon coeur pour pouvoir dire adieu définitivement. Ce parcours m'a trop impressionné pour dire : "je m'en vais, je vais trouver un autre endroit où je vais me sentir bien", assure-t-il en remuant son café. Déjà après Istanbul je ne pensais pas que j'allais vivre de nouveau de tels sentiments. Mais j'ai vécu ici une aventure plus belle encore. »
Tant et si bien qu'Erik Gerets espère la renouveler. Mais que Didier Deschamps, qui lui succédera en juin, se rassure, ce ne sera pas avant deux ans. Néanmoins, « je lui laisserai une photo de moi, plaisante-t-il. De toute façon, je vais revenir dans quelques années pour acheter une maison ici. Et si à l'OM, on ne me veut plus comme entraîneur, il faudra me supporter comme supporteur ! » Le rendez-vous est pris. W