L'épicentre du basket féminin est bien dans le Nord. La Ligue Féminine,
qui comptait cette saison quatre clubs de la région (Villeneuve d'Ascq, UHB, Calais et Arras), aura le même contingent la saison prochaine. Car si l'on voit mal le Hainaut repartir pour une saison au plus haut niveau, le Sport ouvrier d'Armentières (SOA) a validé ce week-end son billet pour l'élite. « C'était l'objectif. L'année dernière, on fait le Final Four, mais pour la montée, on aurait refusé, ça aurait été trop juste », explique Frédéric Clermont, le vice-président armentiérois. Mais l'idée d'une accession a fait son chemin, et Stéphane Lalart, l'entraîneur qui avait pris le club en main en N3, a fait le reste.
Aujourd'hui, tout le monde bosse pour faire du SOA un vrai club professionnel. Alors que tous les dirigeants sont amateurs. Le budget va passer de 330 000 à 750 000 euros. Une salle de 1 000 places va sortir de terre pour 2012, tandis que l'enceinte actuelle bénéficie d'une dérogation pour accueillir des matchs la saison prochaine. « La mairie donnera toujours autant (170 000 euros). Mais elle mettra à notre disposition un centre d'hébergement qui servira pour notre centre de formation », se félicite Frédéric Clermont.
Une adaptation à marche forcée. « Il y a tout à faire, tant au niveau des structures que de l'administratif. On a rencontré des gens d'Arras et de l'UHB qui nous ont donné quelques conseils. Christian Devos, le président du BCM, nous a aussi permis de passer une journée dans son club », indique le vice-président nordiste. W
A. M.