Pas un baroud d'honneur, pas une réussite non plus. Parties des quatre coins
de la ville, hier, 8 000 personnes selon la police - 10 000 selon les organisateurs - ont convergé vers la place du Capitole pour dénoncer la « casse du système social ». Au lendemain d'un long pont, les syndicats ont eu un peu plus de mal à mobiliser que le 1er mai, même si la Ville rose reste en tête des manifestations nationales, côté chiffres. Dans le cortège se trouvaient les salariés du secteur santé, dont du personnel de l'hôpital Gérard-Marchant. Plus tôt dans la matinée, ils avaient bloqué les entrées de l'hôpital psychiatrique de la route d'Espagne. A leurs côtés, des salariés d'entreprises privées, comme Airbus, Latécoère ou Continental, et des cheminots sont venus gonfler les rangs. « Nous sommes là pour la convergence des intérêts avec le privé. Nous sommes aussi opposés au projet de privatisation rampant mis en place par la SNCF », explique Eric Ferrères, de la CGT cheminots. Catherine Afchain, membre du collectif Parents 31 en veut, elle, à Darcos : « De la maternelle à l'université, ses réformes défigurent l'éducation publique ». W