S'il y en a un qui semble insensible à la pression, c'est lui. A cinq jours
de ce qui pourrait être son deuxième sacre avec les Girondins, dix ans après le premier, le doyen de l'effectif bordelais (36 ans) cherche avant tout à préparer le déplacement à Caen « le plus sereinement possible ». « Ça va être un grand moment, mais il ne faut pas se mettre de pression particulière, explique-t-il. De toute façon, elle va venir naturellement car tout le monde autour de nous parle de ce match. La semaine dernière, c'était pareil, l'enjeu était le même. Il ne faut pas changer notre préparation. » Du haut de ses bientôt treize saisons sous le maillot des Girondins, et fort de son statut de capitaine, le portier bordelais est forcément de ceux qu'on écoute dans le vestiaire. Il pourrait apporter son expérience de la course au titre de 1999, mais n'apprécie guère de jouer les anciens combattants. « Les paroles, c'est une chose, mais le vivre, c'est différent, affirme-t-il. Il y a des points communs, mais le contexte n'est pas le même. Je ne suis pas un nostalgique. »
Plutôt que se référer à un passé lointain, Ramé préfère puiser dans la saison qui touche à sa fin des raisons d'espérer une heureuse conclusion, samedi. Elle lui inspire un discours offensif, pareil à celui de son entraîneur, qui ne compte pas se contenter en Normandie du point qui suffirait à leur bonheur. « Comme toujours, on rentrera sur la pelouse avec la volonté de prendre les trois points, assure-t-il. C'est cette mentalité, à domicile comme à l'extérieur, qui a permis les renversements de situation qui nous ont fournis de la confiance et des certitudes. » W
R. B.