Comment vivez-vous ces derniers jours avant le match décisif à Caen ?
Je suis impatient, j'ai vraiment hâte d'être à samedi. Ce qu'on vit, ce n'est que du bonheur. Mais il faut faire attention, ne pas se prendre la tête et ne pas se dire qu'on va être champions. Il faut d'abord aller gagner là-bas, et revenir fêter le titre avec les supporters.
Que faisiez-vous en 1999, quand Bordeaux a été sacré ?
J'avais 9 ans, et j'étais devant mon écran de télévision. J'étais content, car j'étais déjà supporter des Girondins. Je portais même le maillot. C'était mon deuxième club, après le Paris-SG [il est originaire de l'Essonne]. Alors, gagner le titre comme joueur, ce serait exceptionnel. Surtout dès ma première année, ça ferait bien sur mon CV !
Vous rendez-vous compte de la chance qui s'offre à vous ?
Oui, c'est un rêve qui deviendrait réalité. Le coach nous le dit souvent, à moi et autres jeunes du groupe. Il nous rappelle qu'on a la chance de jouer un titre, alors que d'autres n'en ont pas gagné un seul en quinze ans de carrière.
On vous a vu sauter de joie à la fin du match contre Monaco, pourquoi ?
C'est un supporter qui m'a dit que Nancy avait égalisé contre Marseille. Du coup, on s'est cru champions. Ça a duré quelques secondes, mais quand Jean-Louis Gasset a compris que ce n'était pas vrai, il nous a calmés tout de suite. J'y repense encore aujourd'hui, mais pas trop, car ça me fait de la peine. W
Recueilli par R. B.