Après le Grenelle des ondes, qui vient de s'achever, un « débat citoyen » sur les technologies sans fil
est dans les tuyaux à l'université de Strasbourg (UDS). « Nous essaierons de faire venir des experts indépendants, car même si ce n'est pas à l'université qu'il y a le plus d'antennes-relais, c'est un dossier sur lequel nous travaillons. Nous avons à cet égard une attitude d'observation et de vigilance », a indiqué hier à 20 Minutes le président de l'UDS, Alain Beretz. Ce débat pourrait avoir lieu à la prochaine rentrée universitaire. Mais certains membres du personnel craignent d'ores et déjà un manque de transparence dans son organisation. « C'est avec consternation que j'ai appris que le bail concernant les antennes-relais implantées sur le toit du bâtiment IV du Patio avait été renouvelé pour un an », peut-on lire dans une lettre ouverte que vient d'adresser au président de l'UDS Natalie Roulon, professeur d'anglais au sein de l'établissement. Pour l'enseignante, qui précise être membre de Robin des toits et de Priartém, deux associations opposées aux antennes-relais, le débat aurait dû avoir lieu préalablement à toute décision en la matière. Pour elle, les ondes doivent être évoquées « de manière globale, et pas seulement pour ce qui concerne les antennes-relais. Il y a, par exemple, la question de la technologie sans fil à l'université. Moi-même, j'ai souffert de nausées, jusqu'à ce qu'une borne wi-fi soit coupée dans une partie du bâtiment où je travaille. » W
L. M.